« Grenelle de l’environnement : pas si mal mais… | Page d'accueil | Le retour de Lomborg, l’écologiste sceptique »

04 novembre 2007

Cri de colère

La télévision est une fenêtre ouverte sur le monde. Elle est souvent une fenêtre ouverte sur la cruauté et la barbarie des humains entre eux mais aussi et surtout envers les autres espèces animales. En ce beau dimanche ensoleillé, j’ai appris avec horreur, mais il faut le dire pas tant d’étonnement que cela, que la Suisse se livrait au commerce des peaux de chat et ce en toute légalité.


On savait qu’en Chine, les chats et les chiens sont tués de manière atroce pour leur fourrure et/ou leur viande, des enquêtes des associations de protection animale l’ont révélé. Leur mobilisation durant des années a permis l’adoption en juin dernier par le Parlement européen d’un réglement interdisant la mise sur le marché, l’importation et l’exportation des fourrures de chats et de chien. En France, un arrêté allant dans le même sens a été adopté en janvier 2006. (L'application de ces textes risque cependant d'être compliquée à moins d'y mettre les moyens)
Mais bon la Chine c’est loin, c’est facile de dire que ce sont des sauvages, qu’ils n’ont pas la même culture que nous en Europe. Grossière erreur ! L’humanité est la même partout, capable du pire. L’émission 30 millions d’amis a mené l’enquête suite à une alerte de la part d’une association suisse SOS chats. Dans ce pays, la production et le commerce des peaux de chats est entièrement légal et florissant. Eh oui la Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne, et continue donc de mener ses affaires comme elle l’entend dans ce domaine aussi. Diffusées ce dimanche sur France 3, les images sont édifiantes. Vaut mieux pas laisser son chat trainer dehors si on ne veut pas le voir finir en couverture ! Des couvertures soit-disant soulageant les rhumatismes ! La bêtise n’a pas de limites.
Reha Hutin, la Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, a écrit à la Présidente de la Confédération Suisse pour lui demander de prendre les mesures nécessaires pour stopper cet odieux commerce. Si rien n’est fait, le pays pourrait devenir une plaque tournante du trafic en plein coeur d’une Europe qui refuse ce genre de pratiques, il y a une limite à la souveraineté nationale et à la neutralité.

J’aimerais qu’un jour, les humains arrêtent de penser que toute forme de vie autre que la leur n’existe que pour leur profit, qu'ils arrêtent de penser qu'ils valent plus que les autres. A nous d’éduquer les générations futures parce que pour beaucoup d’adultes c’est déjà trop tard. Le matérialisme et l’utilitarisme se sont emparés de trop d’âmes. Si on est capable d'exploiter sans scrupule les animaux, même les plus proches de nous comme les chats et les chiens, on est capable d'infliger les pires horreurs à des humains. L'esclavage et l'exploitation de l'homme par l'homme n'ont pas disparu, au contraire. La ligne à tracer n'est pas entre les humains et les autres espèces mais entre certains comportements. Certaines choses sont inacceptables qu'elles soient infligées aux humains ou aux animaux. 

Commentaires

J'ai vu ce documentaire. Le moment le plus choquant pour moi, c'est quand le narrateur envoie, par courrier en France, une peau de chat. Que fait la poste ?
Est ce qu'il n'y a pas un service des douanes des paquets ? N'y-a-t-il pas un moyen de détecter ce qui est interdit ?

Ecrit par : lloolloo | 06 novembre 2007

Merci, Christine, pour ce très bel article. Il m'a incité à signer immédiatement la pétition et à la faire signer autour de moi.

Ecrit par : Pierre66 | 10 novembre 2007

hallucinant!
en tout cas on ne pourrat pas dire qu'on savait pas !

Ecrit par : pierrot le zygo | 15 novembre 2007

Merci beaucoup pour votre engagement pour les animaux. Il est vraiment important que les gens de média aident le public à prendre conscience que l'animal n'est pas l'esclave de l'homme et qu'il ne doit pas lui être impérativement sacrifié... Les témoignagnes de zoosadisme envahissent ma messagerie chaque jour... et il y a vraiment de quoi inquiéter les pouvoirs publics qui ne lèvent pas le petit doigt pour faire cesser les atrocités, voulant continuer à ignorer qu'après l'animal, ce sont les enfants que les tortionnaires et les zoosadiques vont chercher.
Merci,
Joelle
http://www.unanimus.fr

Ecrit par : unanima | 28 janvier 2008

Les commentaires sont fermés.