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19 avril 2007

Le réchauffement de la planète et l’opinion publique

A force de lire des articles sur le réchauffement climatique, ou d’en écrire, sa réalité et ses conséquences me sont tellement familières que j’oublie souvent que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Je m’en aperçois en particulier lors de réunions de famille quand le sujet ne manque pas d’arriver dans la conversation après des plaintes sur la fin des saisons et les températures anormalement élevées du moment. Hier soir, se tenait à Montpellier un Bar des Sciences consacré au réchauffement climatique avec plusieurs intervenants. Je n’ai pas regretté de m’être déplacée, pas tant pour ce que j’y ai appris sur le thème que pour l’observation de l’opinion des participants.


medium_bds-2006-2007.jpgLe Bar des Sciences est organisé depuis 1999 par la section montpelliéraine de la Société Française de Physique au rythme d’un par mois de novembre à mai. Le principe est simple. Après une brève introduction sur le thème de la soirée, la parole est rapidement donnée au public pour des questions et des commentaires. Des spécialistes du domaine abordé sont dispersés dans la salle et interviennent pour répondre aux questions et participer au débat.

Donc hier, le thème était le réchauffement climatique avec les interrogations habituelles : risque majeur du XXIè siècle ou pas, cause naturelle ou pas, l’homme responsable avec son mode de vie, les conséquences sur la vie quotidienne. Adolphe Nicolas, professeur émérite à l’université Montpellier 2, et auteur de deux livres sur le sujet, a rappelé dans l’exposé d’introduction les certitudes de la communauté scientifique, certitudes énoncées dans les deux derniers rapports du GIEC : oui le réchauffement climatique est en cours, oui l’augmentation du CO2 dans l’atmopshère est due à la combustion des énergies fossiles, oui il y a des conséquences déjà visibles et oui on peut faire quelque chose même si cela sera difficile et compliqué. La parole est alors passée à la salle. Entre cinquante et soixante-dix personnes étaient présentes (évaluation sommaire, je n’ai pas compté et ne suis pas très douée pour estimer à la louche), de tous âges, jeunes et moins jeunes, et d’horizons professionnels variés avec comme seul point commun un intérêt pour ce sujet, assez médiatique en ce moment. Un intérêt mais pas une conviction très profonde de la gravité du phénomène.
En effet, le scepticisme était dans beaucoup d’esprits avec un refus d’admettre la culpabilité de l’homme, un doute né de l’habitude des incertitudes de la science, et chez ceux qui avaient conscience de l’importance à donner au réchauffement climatique, un sentiment d’impuissance. Que puis-je faire moi dans mon coin ? Je n’ai pas de poids, mes petites actions sont insignifiantes. Quelques-uns ont cité les arguments de Claude Allègre, d’autres des revues comme Fusion qui avance que le battage fait autour du réchauffement vise à empêcher le progrès. Je les ai sentis en proie à une certaine confusion. Lorsqu’on s’intéresse à un sujet, on lit beaucoup et la facilité avec laquelle on accède à toutes sortes d’informations peut amener à plus de questions que de réponses. L’information est bien une arme à double tranchant qu’il faut apprendre à manipuler.

On a eu droit aussi aux théories conspirationnistes du genre on instille la peur du changement climatique pour empêcher les gens de penser et permettre au système capitaliste de perdurer. Arguments vivement contestés par les intervenants présents qui réfutent tout complot des scientifiques mondiaux. Les pressions politiques sont en revanche elles bien réelles. Serge Rambal, ingénieur de recherches au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, a cité l’exemple d’un collègue américain ayant démontré que l’Alaska était passé de puits de carbone à source de carbone et qui a vu ses fonds diminuer. Ce n’est pas le seul cas loin de là.

Bernard Picon, sociologue, directeur de recherche au laboratoire ESPACE, a livré une analyse pertinente du problème du réchauffement climatique et des freins aux mesures pouvant atténuer ses effets. Depuis Descartes, nous avons séparé les sciences de la nature des sciences de l’homme, deux univers qui ne communiquent pas. L’homme doit soumettre la nature à son bon vouloir. Le progrès matériel et scientifique que nous avons connu découle de là. Or, le changement climatique est un problème à l’interface entre les deux. Il nécessite de réinventer des manières de faire de la politique et de la science, de nouveaux outils. « On ne peut pas recoudre un tissu avec les ciseaux qui l’ont coupé » a-t-il expliqué. C’est une nouvelle révolution des Lumières qui devra se mettre en place, une révolution de la pensée qui replace l’homme dans la nature. Les conséquences des actes devront être appréhendées avant la réalisation des dits actes. Cette révolution est en marche, on en voit des prémisses mais ce sont les catastrophes écologiques à venir qui favoriseront son émergence à grande échelle. C’est inévitable.

La soirée s’est terminée sur un élargissement de la réflexion : le changement climatique n’est pas la seule conséquence de la pollution due à l’activité humaine. Les problèmes de biodiversité, de qualité de l’air, de l’eau, des sols sont certes moins médiatiques mais tout aussi, sinon plus, cruciaux pour l’avenir de l’humanité.

16:18 Publié dans Environnement , Chroniques | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Bar des sciences, changement climatique

Commentaires

Bonjour

Je voudrais vous faire connaître un site qui démarre et qui tente à sa manière de faire changer les choses...
Le site est : http://www.teesforyou.biz , en vous inscrivant vous pouvez donner votre avis sur les prochains visuels qui risquent d'être édités. Votez pour faire passer vos idées et vos conviction
Titi

Ecrit par : decock | 24 avril 2007

Bonjour,
Je fais également le même constat lors des réunions de familles, et même avec mes collègues de bureau. Je n'ai pas d'enfant, je pourrais me dire qu'après moi, le déluge... et pourtant. Il me semble que j'en fais beaucoup (président d'une association d'éducation à l'environnement) par rapport aux parents qui, eux, devraient se sentir beaucoup plus concernés. L'avenir de leurs enfants est en jeu. Et pourtant ils ne semblent pas concernés. Avec les arguments que j'explique, avec les émissions qu'ils regardent (je n'ai pas la téle, mais internet me sert beaucoup et est beaucoup plus pluraliste !), ils ne pourront pas dire "je ne savais pas" au moment où leurs enfants leur demanderont pourquoi ils n'ont rien fait...
On nous accuse de faire du catastrophisme. Je trouve, au contraire, que l'on en fait pas assez ! La situation est grave. Il est sans doute déjà trop tard... Mais comme je l'ai entendu dire par le président du Conseil économique et social, lors d'un débat récent, la population française ne represente qu'un seul tout petit pourcent de la population mondiale... et moi là-dedans ??? Que vaut mon train de vie "écolo" face aux milliards de Chinois et d'Indiens qui rêvent de vivre comme nous ?
Les grelons qui ont déchiquettés mes plantes hier, lors d'un orage violent au-dessus de Paris et de sa banlieue, ne me feront pas changer. Je continue, malgré tout...
Jean-François
http://www.planete-echo.net

Ecrit par : Jean-François | 30 avril 2007

C'est à désespérer de voir ce troupeau de moutons ignares se faire laver le cerveau par les médias. Télévision et presse sont aux mains d'ignares sans esprit critique et sans défenses devant les scientologues du genre Reeves, Jouzel, Jancovici.
Post-soixante-huitards, leur culture scientifique n'est que du verbe dans le vent du conformisme.
Rendez vous sur le site de Francis Rey NOTRE AMI LE CO2 et reprenez les vieux livres de "leçons de choses" du vieux certificat d'étude de vos grands parents. Surtout restez modestes dans l'interprétation des chiffres. M^me à plusieurs milliards, l'homme est tout petit et ne fait qu'égratigner la surface de la terre et il a la prétention de pouvoir changer le climat

Ecrit par : tatard | 06 juin 2007

inutile il y a un bog sur la ligne

Ecrit par : tatard | 06 juin 2007

et oui malheureusement, beaucoup de gens pretentieux pensent que leur petite personne n a pas d impact sur l environnement.
Cher Jean Francois, avant de continuer à raconter des stupidités comme vous venez de le faire dans votre commentaire, sachez que le monde est petit, tres peuplé et que des millions de voitures et d avions, d usines, de bateaux, de centrales a charbon, de batiments ...crachent tous les jours leur quantité de CO2; Voyagez et regardez par le hublot de l avion pour voir la couleur du ciel marron au dessus du monde entier et vous verrez que la planete n est pas egratinée mais tres malade...comme vous !
A bon entendeur ..

Ecrit par : maxens | 10 septembre 2007

Bonjour à tous.

Bravo tatard . vous relativisez correctement la position de l'homme dans la nature.

"Maxens" réagit comme le font d'habitude les tenants de la religion physique officielle de ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
C'est un réflexe normal d'ignorant qui se croit à l'abri des Grands Chefs qui ont beaucoup de plumes sur la tête . N'y a t il pas déjà eu un geai qui sep arait des plumes de ses voisins .

Il ignore quelque chose de parfaiement simple à comprendre: la diminition des glaciers.
Lui il dit "la fonte anormale des glaciers" due au réchauffement.
Faux.
Depuis leur naissance tous les glaciers se sont mis à fondre, très légèrement par leur surface, très fortement par le fond qui est en contact avec le sol.

Vous n'avez jamais vu de jolis documentaires sur les rivières qui, dès le printemps coulent sur la glace de la banquise ? Elles coulent le jour et s'arrètent la nuit - parait-il- et disparaissent dans des trous qui communiquent avec la mer.

Facile à comprendre même par un physicien de revue de vulgarisation.

Un glacier de montagne vit par sa tête et fond par sa queue.
Pas de neige au sommet, pas de glace nouvelle, donc pas d'avancement du front inférieur.

Pourquoi pas de glace au sommet ?
Parce que la mer ne produit plus assez de vapeur d'eau, donc moins de nuages et moins de neige.
Pourquoi ?
Parce que la mer se refroidit
En fait de réchauffement de la Terre préparez vous à un refroidissement.
Refroidissement signifie donc sécheresse.

Ici au bord de la méditerrannée l'observation des cernes d'un pin de 175 ans ,environ, (j'ai photographié la coupe ) montre nettement qu'une période de sécheresse, indiscutable, à commencé vers 1950, et se poursuit actuellement

Ceci est un problème secondaire, le fait principal est que:

LE CO2 N'EST PAS UN GAS A EFFET DE SERRE PARTICULIER,

PARCE QU'EN PHYSIQUE IL N'A JAMAIS EXISTE DE GAZ A EFFET DE SERRE.


C'est tout. Mais c'est beaucoup.

Si notre ami martens conteste ce fait il doit le faire scientifiquement, avec des hypohtèses et de lois vérifiées, et le faire par écrit.

Il ne faut pas se fier au coup de pub de Richard Branson: 25 millions de dollards pour un million de tonnes de CO² !!!!

Combien de tonnes notre pauvre martens va-t-il devoir stocker dans son salon ?
Amicalement.

Francis Rey

Si vous voulez en savoir plus allez sur ma page ( si vous êtes physicien de terrain et pas de tapis de haute laine) :

http://pageperso.aol.fr/Frey83130/index.htm







Papa m'a dit et Grand Papa m'a dit ne suffisent pas.

Ecrit par : francis rey | 13 septembre 2007

Merci Francis REY, mon adresse est : tatardflr@orange.fr. J'ai beaucoup de points communs avec vous mais votre adresse sur le web est fausse. Merci de me contacter. Ci-dessous, encore une diatribe pour le petit Martens.

L’intoxication mentale mondiale


A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :

- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.

De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.

De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.

Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?

La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier.
Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouvez sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoquer le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ?
Parce que, à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air, ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte, c’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.

« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »

« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »

« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »

« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais, vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »

« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »

« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.

Des dérives encore plus graves : les biocarburants

« Parfaitement, les journaux le disent : la France est toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol »
« Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »

Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.

Intoxications financières

Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable.
Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe.
Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.

Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture.
Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ».
Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on n’est pas à la veille de les entendre.




Les Paniquards intéressés

Qui sont-ils ?
On les appelle des « scientologues ». Façonnés à la sauce enseignante de 1968, ils ont été formés aux disciplines abâtardies par les débauches sémantiques des fameuses mathématiques modernes, censées ouvrir à tous l’accès facile aux sciences. On les appelle météorologues, climatologues, astrologues, tous adeptes des sciences divinatoires.
De leurs études, ils ont retenu des formules sans comprendre ni essayé de comprendre les sciences qu’on leur enseignait si mal.
Cela a commencé dès l’école primaire. Il suffit de comparer les vieux livres de « leçons de choses » d’avant et d’après 1968.
A ces ectoplasmes de scientifiques on a donné des chefs formés à Science Po et Normale Sup dans les disciplines littéraires rénovées à l’ENA par un vernis de droit public.
Une campagne gigantesque, mondiale, d’intoxication, a été lancée avec toute la puissance des médias. Que ce soit pour un motif charitable ou salvateur, un seul but : des crédits, du pognon. Pourtant, tout ce qui avait été découvert aux siècles précédents l’a été sans ces fameux crédits.
De CROZEMARIE à nos grands patrons du CNRS jusqu’à ce Ministre surnommé « le docker de Somalie », il n’y a pas loin. L’important n’est pas de posséder mais de disposer. Voyages, voitures, hôtels de luxe Etc.…
Oui ! Mais la recherche a besoin d’argent ? Comment utilise-t-elle cet argent ? Lisez les bilans, ceux des officines de recherche et ceux des professionnels de la charité. Recomptez ce que dépensent les fameux Chefs Chercheurs ou Présidents charitables dans le « tourisme universitaire », dans les « séminaires », « colloques » « voyages d’études ». Ces gens-là se feraient sodomiser pour un billet d’avion, une note de frais, car, ces manifestations se font de préférence dans les hauts lieux du tourisme, le plus loin possible sous les tropiques. Ou alors, on leur paie de beaux bateaux, croisières à la clé.
Déjà, la République, dans le passé, a financé ce type de tourisme scientifique « bidon ». On a encensé Charcot, médecin allergique à la médecine, yachtman refoulé, navigateur approximatif, auto proclamé Commandant, et son inutile POURQUOI-PAS, financé par le contribuable et naufragé avec lui. ESTIENNE a repris le flambeau. L’océanographie est aussi un prétexte à de bien belles croisières.
Pour entretenir la pompe à finances, rien de tel que de flanquer la panique. Quand il a la trouille, le contribuable est bien plus malléable ? Pour cela, on va chercher dans le showbiz, les HULOT, les BARNIER,…. Ils sont légion à courir après la manne électorale et ses prébendes. Sans chercher bien loin, on en trouve aussi à l’Académie des Sciences, de toutes les sciences, de tous les pays du monde.

« Pigeons de tous les pays: unissez-vous…Et payez »

Ecrit par : TATARD | 14 septembre 2007

LA DAME DE L’ADEME ET LES BIOCARBURANTS

Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières.
Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit « éthylique », surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol.
Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies.
Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.

Des labours à la pompe

Avant de sortir « l’éthanol » de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables.
Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la « sucrerie » reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories.
On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames.
Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal.
Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence.
Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre.
Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal « instruit » par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché.
Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables.
Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ « ennemi du marin ». Il aurait pu ajouter « ennemi du contribuable »
Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :

« Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture »

Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?

Pour ceux qui aiment les calculs

On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12 - O=16 - H=1
On notera ainsi que le sucre C12H22O11 voit sa « mole » peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.

A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant 2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH) et deux moles de gaz carbonique CO2.

En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2

En brûlant, ces mêmes 46 Gr d’alcool vont encore produire 88 Gr de CO2
Soit au total 3X44 = 132 Gr de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 Gr par Gramme d’alcool

L’essence, qu’on peut comparer au benzène par défaut et par précaution, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 :
264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence

Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48.
Vous voulez plus simple ?
1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient :
78/46 = 1,696
2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifique on multipliera ce chiffre par 1,56 soit :
1, 696 X 1,56 = 2,646

Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 X 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool.
Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.

L’ALCOOL GENERE AU MOINS 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE NOS CARBURANTS

Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers.
Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.

Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.

Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ?
Propager des idioties comme les gaz à effet de serre ; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.

C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.

Ecrit par : TATARD | 15 octobre 2007

:p

Ecrit par : no | 16 novembre 2007

Oui! Tout cela est trop long pour le petit Martens et ses philosophies. Voila plus court à sa portée

Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne

Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
Où est la bonne affaire ?
Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.
uelque chose qui devrait être à sa portée:

Ecrit par : François TATARD | 17 juillet 2008

l'escroquerie de la pompe à chaleur est mondiale:



LA POMPE A CHALEUR


James Prescott JOULE, physicien britannique (Salford, près de Manchester, 1818 – Sale, Cheshire, 1889). Il étudia la chaleur dégagée par les courants électriques dans les conducteurs et en formula la loi, qui porte son nom (1841). Il détermina l’équivalent mécanique de la calorie (1842). Il énonça le principe de conservation de l’énergie et étudia avec W. Thomson (Lord Kelvin), la détente des gaz dans le vide. Utilisant la théorie cinétique des gaz, il calcula la vitesse moyenne des molécules gazeuses.

C’était un homme scientifiquement rigoureux comme en fut prodigue le dix neuvième siècle. Curieusement, le siècle suivant, s’il en connut aussi, laissa libre cours aux pires élucubrations pseudoscientifiques parmi lesquelles on notera le mouvement perpétuel, l’effet de serre propre à certains gaz en traces dans l’atmosphère et, suprême ânerie philosophique : la pompe à chaleur.

La thermodynamique est la science physique la moins bien assimilée par l’esprit humain. La notion d’énergie n’arrive pas à assimiler le fait que l’énergie est une valeur absolue, comme la calorie. Cette dernière introduit une notion de chaleur tellement « palpable » qu’il faut quelquefois parler de « Calorie » ou de « Frigorie », suivant qu’on regarde un côté ou de l’autre du réfrigérateur. L’ignare a besoin de cela pour paraître avoir compris ces notions d’énergie, quel que soit son niveau de culture apparente, consacrée par un diplôme où une position officielle.

Si le mouvement perpétuel permettait de prétendre au rendement égal à l’unité, la pompe à chaleur prétend dépasser l’unité de très loin. L’institut de la propriété industrielle, au début du siècle, refusait les demandes de brevets relatives au mouvement perpétuel. Désormais, elle accepte toutes les élucubrations basées sur le principe de la pompe à chaleur. Les services fiscaux font de même.

Le fonctionnement du réfrigérateur muté en pompe à chaleur est constitué par un ensemble de trois éléments :
Un récepteur d’énergie mécanique ou électrique qui répartit son énergie dans deux échangeurs de température : un échangeur chaud appelé radiateur et un échangeur froid appelé évaporateur. La communication entre ces trois éléments s’établit en série et en circuit fermé.

Dans une atmosphère à une température constante donnée, plaçons chacun des échangeurs dans deux calorimètres identiques contenant la même masse d’eau. Soit « M » la somme de la masse d’eau et de l’équivalent en eau du calorimètre. Soit « W » l’énergie absorbée mesurée, par exemple, avec un compteur électrique. Conformément à la loi de JOULE, dite loi de conservation de l’énergie, chacun des deux échangeurs va recevoir, pour l’un « W1 » et pour l’autre « W2 » d’énergie telles que :

« W » = « W1 » + « W2 »

Soit t et t’ les variations des températures dans chacun des calorimètres au moment quelconque choisi pour les mesures.
Dans l’évaporateur, l’énergie potentielle acquise sera : M.t = « W1 »
Dans le radiateur, l’énergie potentielle acquise sera : M.t’ + c = « W2 » où « c » représente les pertes calorifiques de l’installation. On aura finalement :

« W » = M.t + M.t’ + c

On notera qu’il s’agit là de valeurs absolues et qu’aucun raisonnement philosophique sur des transferts d’énergie ne trouve sa place dans l’application de la loi de Joule. En effet, chacun des deux calorimètres va contenir une eau dont la température est différente de celle du milieu ambiant considéré comme infini. Cet écart de température peut être transformé en énergie mécanique aussi bien du côté refroidi que du côté réchauffé. En conséquence, il ne peut y avoir aucun transfert d’énergie entre les deux calorimètres et encore moins production d’une quantité d’énergie supérieure à celle qui a été fournie à la source motrice.

Ce serait trop beau ; On met deux thunes dans le bastringue et on en récupère trois, voire carrément le Jack-Pot.

Rendement de l’installation

L’énergie « W » subira des pertes calorifiques d’environ 20% soi 0,2W. Les deux échangeurs se partageront le reste soit pour chacun : 0,4W
Si l’on considère la production de froid, le rendement sera M.t/W= 0,4 (40%)
Si l’on considère la production de chaleur : le rendement sera donc (M.t’ + c) = 0,6 (60%)

Si l’on emploie l’énergie électrique équivalente dans un vulgaire radiateur électrique à résistance, le rendement sera de 100%.

La pompe à chaleur est bien une élucubration qui n’a rien de scientifique. C’est un peu comme de prétendre que la géométrie est l’art de raisonner juste sur des figures fausses. Pourtant, comme pour l’effet de serre dû au gaz carbonique, c’est mondialement admis par de bien grands savants officiels. Toute la presse fait écho de ces âneries et, comme le disait avec humour un leader politique :

« Puisque c’est écrit dans le journal ; c’est que c’est vrai. »

Nos services fiscaux en tiennent compte dans la fiscalité des revenus. Tous ces gens là considèrent donc que James Prescott JOULE n’a dit que des conneries. Pourtant…C’est peut-être parce qu’ils n’ont rien compris à la thermodynamique.

Ecrit par : François TATARD | 19 juillet 2008

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