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09 novembre 2006

Des nouvelles de la couche d’ozone

Pierrot m’a posé la question de la stabilisation du trou dans la couche d’ozone. Très médiatique il y a quelques années, le sujet a été supplanté dans les gazettes par le réchauffement climatique. Pourtant le problème n’est pas encore résolu et mobilise toujours les scientifiques. Cette année le trou au dessus de l’Antarctique est le plus important jamais enregistré. Et l’Organisation météorologique mondiale estime que la couche d'ozone au-dessus des latitudes moyennes, c'est-à-dire entre les trentième et soixantième parallèles dans les deux hémisphères, devrait se reconstituer d'ici à 2049, soit cinq ans plus tard que ne le laissait entendre la précédente évaluation en 2002. Au-dessus de l'Antarctique, cette reconstitution ne devrait pas intervenir avant 2065, c'est-à-dire 15 ans plus tard que prévu.


medium_ozone1.jpgL'ozone est un gaz dont la molécule est composée de 3 atomes d’oxygène. Sa présence dans la haute atmosphère est indispensable à la vie terrestre car il absorbe les rayonnements solaires les plus dangereux, en particulier les UVC et filtre les UVB. Au début des années 80, des scientifiques tirent la sonnette d’alarme : un "trou" temporaire mais important (jusqu'à 50% de pertes) apparaît chaque printemps dans la couche d'ozone au dessus de l'Antarctique et se résorbe au début de l'automne. Cette disparition de l’ozone se produit également sur les régions arctiques et aux latitudes moyennes. Les conséquences sur la santé d'une exposition trop forte aux UV peuvent être sérieuses : brûlures superficielles, conjonctivites, cataractes, augmentation des cancers et viellissement de la peau, maladies du système immunitaire.

Rapidement, le coupable est identifié : les ChloroFluoroCarbones (CFC) et les halons. Ce sont des molécules composées de carbone, de fluor et de chlore (de brome pour les halons), créées par l’industrie chimique et très utilisées car elles restent très stables et ne présentent aucune toxicité chimique pour l'homme : liquide de refroidissement dans les systèmes frigorifiques, solvant et gaz propulseur dans les aérosols, produits extincteurs dans la lutte contre les incendies…Rejetés dans l’atmosphère, ces produits se décomposent sous l'action de la lumière et libèrent le chlore qui casse alors les molécules d'ozone. Comme le chlore a une longue  durée vie, il détruit plusieurs milliers de molécules d'ozone avant de disparaître.

medium_ozone.jpgLes pays industrialisés prennent alors la mesure du danger et adoptent un traité international : le protocole de Montréal le 16 septembre 1987 qui  prévoit de réduire la production de CFC de moitié pour l'an 2000. Quelques années plus tard, le texte est amendé : l'arrêt total de la production de CFC devra être effectif pour l'an 2000. Les efforts payent, la consommation de CFC a été divisée par 8 entre 1988 et 2001. Les scientifiques estiment que les gaz ont atteint leur pic dans la stratosphère antarctique en 2001 et que depuis ils diminuent. La lenteur de la reconstitution de la couche d’ozone s’explique d’une part par la permanence du chlore dans l’atmosphère et d’autre part par le fait que les remplaçants des CFC, bien que moins nocifs, en contiennent  encore. L’élimination de toute substance chlorée et fluorée est prévue pour s'échelonner jusqu'en 2030. 

Le protocole de Montréal, exemple de ce que la communauté internationale peut réaliser en matière d’environnement lorsqu’elle s’en donne les moyens, reste pourtant fragile. Les pays en développement ne doivent stopper leur production de CFC que pour 2010. Du coup, des mafias ont senti les bonnes affaires à réaliser. Il est bien moins cher, quoique interdit, d'utiliser les anciens appareils et de les remplir avec des CFC lorsque nécessaire, que d'acheter de nouvelles machines et d'utiliser les alternatives plus salutaires pour l'environnement, mais bien plus coûteuses. La contrebande s’est développé. Le volume de ce commerce illicite de CFC est difficile à évaluer, les douanes nationales ont tout de même réalisé des grosses prises notamment au Japon. Cette question du crime organisé et du commerce illégal des CFC requiert une attention toute particulière de la part des représentants des douanes du monde entier, des combattants du crime organisé et des défenseurs de l’environnement. Une fois de plus, cela prouve que rien n’est jamais acquis, qu’il ne faut pas relâcher la vigilance. 

Commentaires

Il n'y a pas que les CFC pour attaquer et détruire l'ozone, et un des produits très dangereux de ce point de vue est le bromure de méthyle ou bromométhane : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bromure_de_m%C3%A9thyle

Très utilisé en agriculture, comme pesticide, et fort toxique, 40 fois plus efficace sur l'ozone que les CFC...

Ecrit par : jcm | 09 novembre 2006

c'est une vraie catastrophe ce problème avec la couche d'ozone...Je ne savais pas que c'etait si long que cela à reparer les betises humaines...

Ecrit par : laurence | 15 novembre 2006

Solution : protocole de montréal et effort planetaire déja bien avancé , on progresse ... Ca se reconstruit la couche aujourd'hui ... :)

Ecrit par : Peg | 21 décembre 2006

bonjour je fais un exposer sur la couche et j'espère zvoir vote aide pour constituer une conclusion sur la fragile et nécessaire couche d'ozone tous se qui vous semble important a se sujet...merci d'avance

Ecrit par : pierre loup | 14 mai 2007

LA LEVITATION DES GAZ LOURDS



La lévitation, en général, est un phénomène fantastique qui permet de s'affranchir de la pesanteur. C'est une spécialité indienne comme la planche à clous du fakir. L'Europe, elle aussi, possède ce génie du merveilleux hérité de ses origines ethniques indo-européennes. Les sciences divinatoires ont longtemps était rassemblées dans la science de l'astrologie, première discipline divinatoire, reposant sur une poétique relation entre la position des astres et l'avenir inéluctable. La tentation était grande de donner un vernis scientifique à ces sciences divinatoires pratiquées par nos modernes astrologues qualifiés de météorologues ou de climatologues. De mauvais esprits ont été jusqu'à trouver une rime riche d'une seule syllabe pour qualifier ces fantastiques disciplines.
Pour justifier cette lévitation, indépendante de la densité, on fait appel aux courants de convexion, aux jet-streams en altitude, et aux courants d'air un peu plus bas. Il parait parfaitement admissible que des gaz, quatre fois plus lourds que l'air, lévitent jusque dans les zones stratosphériques, voire, dans les espaces interstellaires.

Combien pésent les gaz concernés générateurs d''effets de serre

On peut en faire un inventaire des plus légers aux plus lourds:

L'HYDROGÈNE est le plus léger, soit densité par rapport à l'air de : 0,07
le méthane : 0,55
L’oxyde de carbone CO : 0,966

Là on arrive aux conditions idéales de mélange et de lévitation

Le monoxyde d'azote NO : 1,036
Le dioxyde d'azote NO2 : 1,588
Le gaz carbonique CO2 : 1,52
L’ozone O3 : 1,66
Le gaz sulfureux SO2 : 2,21
Le chlore Cl : 2,45
Le fréon CCl2F2 : 4,42

Que les plus légers montent au ciel cela se comprend. C'est d'ailleurs avec eux qu'on gonfle les ballons de baudruche, et les ballons-sondes des météorologues et autres astrologues. Mais, que deviennent-ils au ciel? Depuis que la terre en produit, l'atmosphère devrait en être enveloppée. La nature fait bien les choses, car, les plus légers sont de puissants réducteurs. Tellement sensibles qu'ils s'oxydent au contact de l'air pour se transformer en gaz lourds qui retourneront au sol. On ne risque donc pas de les voir exploser dans la haute atmosphère qu'ils n'auront pas le temps d'atteindre.
Alors? Les plus lourds, comment vont-ils monter pour suspendre une couche d'ozone, plus ou moins trouée, attaquée par les "encore plus lourds" que sont le chlore et le fréon de nos frigos et nos bombes aérosols?
REPONSE de nos "scientifiques" : par la convexion et les courants d'air, pour les uns, par les turbulences, le mouvement brownien et la dilution pour les autres. Ils n'ont pas osé dire "par lévitation", mais cela revient au même, en plus savant.

EXPLICATION : elle est résumée dans une pensée militaire popularisée par les médias: "chercher à comprendre c'est commencer à désobéir". Opposer ce négationnisme à la pensée médiatique officielle est scandaleux: c'est la négation de la poésie. Vous n'avez pas honte! Hommes de peu de foi.

Contester cette lévitation est aussi "politiquement" incorrect que de nier le miracle de la pompe à chaleur.
Tous nos hommes politiques, fantastiques monuments d'inculture scientifique et technique, chantent la même chanson, "sûrs d'eux et dominateurs", cuirassés dans la belle ignorance qu'ils partagent avec les plus diplômés de leur électorat.
Ne vont-ils pas jusqu'à pleurer sur la disparition des coraux du Pacifique rongés par l'acide carbonique dont ils sont pourtant constitués? Ne voient-ils pas ces îles coralliennes submergées par la montée des eaux dilatées et soulevées par la fusion des glaçons de l'océan arctique? Dommage que, par ailleurs, apparaissent des îles nouvelles à l'occasion d'éruptions volcaniques sous-marines. Ce sont peut-être là ces fameuses exceptions qui confirment la règle.
Alors, notre Président de la République, trouve la parade, la solution ultime, le remède à tous les maux: une taxe à la consommation : "Merci on a déjà donné"

Cela ne fait rien. Continuez, votez pour eux...Amen.


Extrait du livre KRIEG GROSS MALHEUR



En règle générale, la qualité de nos enseignants était indiscutable. J’aimais particulièrement un ancien combattant de la guerre de 14/18. Il avait été fortement gazé et, malgré ses souffrances permanentes, il travaillait avec une rigueur militaire acquise comme Capitaine de réserve, dans les tranchées de Verdun. Il fut même humilié par les gaz de combat. Pour satisfaire un besoin naturel, il s’était installé dans un trou d’obus rempli de chlore, dont la densité assurait la concentration au fond du cratère. Toute sa panoplie génitrice y avait disparu. Son épouse, qui enseignait dans ma classe précédente était une « luronne », jeune encore, avec un grand appétit pour les choses du sexe. Elle avait donc un bon prétexte pour collectionner les aventures amoureuses. Beaucoup plus tard, un médecin qui avait dû goûter à ses charmes, a raconté à mon grand frère qu’à la suite d’une agape passionnée, à une mauvaise période, elle eut peur de l’éventualité d’une maternité. Alors, elle se lava copieusement et profondément avec de l’eau de javel pure. N’importe lequel de ses petits élèves, auxquels elle enseignait les « Leçons de choses », lui aurait déconseillé d’agir ainsi en lui précisant que le surdosage n’était pas nécessaire. Après de gros rinçages, les choses rentrèrent dans l'ordre, car le chlore de l’eau de javel était moins concentré, que celui du trou d’obus qui la privait d’amours légitimes.

Ecrit par : tatard | 05 août 2008

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