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09 octobre 2006
Aujourd’hui, l’humanité entame son capital environnemental

Depuis 20 ans, la NEF calcule le niveau mondial de consommation des ressources naturelles à savoir les terres agricoles, les forêts, la mer, l’air et l’énergie et détermine ainsi chaque année la date à laquelle la consommation des ressources dépasse la capacité de renouvellement. Cette date intervient chaque année de plus en plus tôt, ce qui signifie que les ressources disponibles pour une année sont consommées de plus en plus vite. En 1987, l'humanité était passée dans le rouge un 19 décembre. En 1995, un mois plus tôt, le 21 novembre, l’année dernière le 23 octobre. Si l’on effectue le même calcul pays par pays, c’est encore plus effrayant. La France est passée dans une situation de dépassement des ressources le 27 juillet, les USA le 24 juin, l’Allemagne le 29 mai, la Grande-Bretagne le 16 avril et le Japon le 3 mars !
L'humanité vit bien au-dessus de ses moyens, en consommant chaque année davantage de ressources naturelles que ce que la planète ne peut en régénérer. « En vivant autant au-delà de nos moyens environnementaux et en amassant de la dette écologique, nous faisons deux erreurs » , avance Andrew Simms, directeur de la NEF. « D'abord, nous privons des millions de personnes dans le monde, qui manquent de terre, de nourriture et d'eau potable, de la possibilité de satisfaire leurs besoins. Ensuite, nous mettons en danger les mécanismes de survie de la planète. » C’est pourtant simple à comprendre. Si par exemple on pêche davantage de poissons qu'il n'en naît, il y en aura moins l'année suivante. Cette logique basique échappe visiblement à beaucoup ou plutôt beaucoup évitent de se pencher sur le problème car les premiers touchés par la disparition des ressources naturelles sont les pays les plus pauvres. Du moins pour l’instant.
Mathis Wackernagel, directeur exécutif de Global Footprint Network explique que ce genre de comportement ne peut durer qu’un certain temps. « Le dépassement permanent de la capacité de renouvellement des ressources naturelles conduit inéluctablement à leur diminution voire leur disparition alors que notre économie dépend d’elles. » On en voit déjà les conséquences : changement climatique, déforestation, extinctions d’espèces, pénuries d’eau, problèmes de sécurité des approvisionnements énergétiques. La seule manière de rééquilibrer le budget environnemental est de demander moins à notre planète : réduire la consommation, le gaspillage et utiliser les énergies renouvelables. Andrew Simms rappelle que si le monde avait voulu adopter le style de vie des Britanniques en 1961, la Terre aurait tout juste suffit. Aujourd’hui, il en faudrait 3,1. « Il va falloir changer nos modes de vie. D’autant plus que des recherches récentes (Happy planet index) montrent bien que la hausse continue de la consommation ne rend pas plus heureux. En revanche, trouver du temps pour ses amis et sa famille, pratiquer des activités artistiques, oui. »
La new economics fondation
Calculer son empreinte écologique
17:10 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jour de la dette écologique, exploitation des ressources
Commentaires
Une introduction claire et pedagogique sur le concept de la dette ecologiaue. Je suis actuellement en train de coordonner la preparation du materiel educatif pour adultes sur ce sujet, materiel qui sera edite en trois langues et diffuse dans plusieurs pays d'Europe. Pourriez-vous me contacter?
Ecrit par : Yolanda Ziaka | 15 juin 2007




