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04 juillet 2006

Les humains transforment leur environnement depuis la nuit des temps

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Certains idéalistes pensent que nos ancêtres vivaient en harmonie avec la nature et que le monde moderne nous a fait perdre ce lien d’où tous les problèmes de pollution, de destruction de l’environnement... La réalité est autre. Une étude parue dans Science (23 juin 2006) sur les écosystèmes des côtes et des estuaires montre que les humains ont commencé à les endommager dès l’Antiquité et peut-être même la préhistoire.


Dès les débuts de l'humanité, ces milieux ont été les lieux privilégiés du développement des sociétés et c'est toujours le cas. Prenez une carte et regardez l’implantation des grands centres urbains. Au cours des siècles, l’activité humaine en ces lieux a provoqué l’épuisement de 90% des espèces marines, la disparition de 65% des prairies sous-marines et des zones humides terrestres ainsi que la dégradation de la qualité de l’eau. Les dégâts se sont accélérés au cours des 150-300 dernières années. En cause : l’augmentation de la population, de la demande pour les ressources, le développement du marché du luxe et l’extension de l’industrialisation.
medium_mangrove.jpg "Ce n'est pas un reproche", explique Roger Bradbury, professeur à l'université nationale d'Australie et co-auteur de l'étude. "Les gens du 20è siècle n'ont fait que continuer ce que leurs ancêtres avaient commencé". La bonne nouvelle c'est qu'avec quelques efforts de notre part, les choses s'arrangent. Les mesures de protection ont conduit à un retour partiel de 12% des espèces et une amélioration très nette de la situation pour 2% d'entre elles notamment les phoques, les otaries, les oiseaux et les crocodiles. La manière la plus rapide pour obtenir ces résultats a été de limiter l'impact des activités humaines. 78% des améliorations ont été obtenues en jouant sur au moins deux facteurs dont l'exploitation des ressources, la destruction de l'habitat et la pollution. Pour Bradbury, "nous en savons assez pour renverser la situation critique de bon nombre d'estuaires dans le monde. Si nous commençons maintenant, nous avons une bonne chance de les reconstituer. Pas par magie, mais en travaillant dur".
Pendant des siècles, les humains ont donc considéré la nature comme une étendue à exploiter pour leur bon plaisir. L'augmentation de la population et l'industrialisation ont révélé un comportement nuisible qu'il faut corriger. L'écologie ne peut pas échapper à une réflexion philosophique sur la place de l'homme dans son environnement et ses relations avec les autres êtres vivants avec qui il partage la planète et dont il est dépendant pour sa survie, même si souvent il n'en a même pas conscience.

12:45 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littoral, exploitation des ressources, écologie

Commentaires

"La bonne nouvelle c'est qu'avec quelques efforts de notre part, les choses s'arrangent."

Espérons que cet optimisme soit de bon augure

"nous en savons assez pour renverser la situation"

Je crois au contraire que notre connaissance n'est que partielle, mais pour sûr elle progresse et avec elle malheureusement le champ de notre ignorance aussi

Ecrit par : citoyen | 04 juillet 2006

enfin un bête de blog qui parle vraie probleme...L'humain a toujours préféré conquerir territoire intellegence...C'est ce qui fait notre fuite la terre est en train de crévé a cause de nous j'aie appris de nouvelle info sympatique et sympa les blog d'amis bonne continuation

Ecrit par : charles | 07 juillet 2006

Pour moi, il n'est plus question de qui détruuit quoi mais qui va sauver la terre avec tous ceux qui y habitent.
Dernièrement, j'ai pu savoir du site www.rainett.fr que rainett a trrouvé un produit pour lave vaisselle écologique, et il est en large collaboration avec le wwf que je ne voit plus la nécéssité de parler ses activités.
C'est de tel action qu'on attends, à part les éducations que tout le monde doive opter.

Ecrit par : tatiana | 01 août 2006

La vision ethno-centriste de cet article est hélas, fort peu surprenante. Non, tous les humains ne se sont pas comportés, de tous temps, comme des sauterelles en dévastant tout sur leur passage. De nombreux groupes ethniques vivaient en harmonie avec leur environnement. C'est le cas de nombreuses Tribus vivant sur le continent colonisé pour la gloire des royaumes européens depuis Colomb.

"L'histoire populaire des Etats-Unis" d'Howard Zinn est une source copieusement documentée sur les rapports qu'entretenaient ces populations avec la terre nourricière.
Il pourrait être une source d'inspiration pour que se perpétue l'aventure humaine. Certainement plus, en tous cas, qu'une grenelle de l'environnement.

Ecrit par : NoiZZy | 17 novembre 2007

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