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22 mai 2006

Journée mondiale de la biodiversité

Lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, le 22 mai a été déclaré Journée internationale de la biodiversité. Je ne suis pas très fan de ce genre de journées. Leur instauration part d’une bonne intention mais je me pose des questions sur leur efficacité. Les projecteurs sont braqués sur le sujet le jour-dit puis ensuite il a tendance à retomber dans les oubliettes alors qu’il mérite une attention continue. Il y a tellement de journées de ci et journées de ça que le public risque de ne plus prêter attention.


medium_polar_bear.jpg Donc aujourd’hui, c’est la biodiversité qui est à l’honneur dans les gazettes.  A cette occasion, l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), a publié début mai sa liste rouge des espèces menacées, y a enrôlé plus de 16.000 espèces, dont l'ours polaire, parmi les nouveaux venus, victimes du changement climatique, avec l'hippopotame ou de nombreux poissons d'eau douce. L’objectif est bien sûr de sensibiliser l’opinion, d’inciter à mettre en place des programmes de protection. Cette journée doit également être le point de départ d’une réflexion constructive sur notre place et notre rôle dans la nature en dépassant le constat simpliste que l’activité humaine ne fait que mettre en danger des animaux et des végétaux qui font la richesse de notre environnement.
Je vous invite donc à lire le dernier ouvrage de Robert Barbault, dont je vous avais parlé il y a quelques temps, ainsi qu’à consulter le site internet Biodiversité 2007, mis en place par la ligue ROC et qui se donne pour objectif d’être un centre de ressources sur la biodiversité et la protection de la nature et un espace de propositions d'actions et d’information sur la façon dont ce sujet est traité dans les programmes des partis politiques. Son  président l’astrophysicien Hubert Reeves explique pourquoi il faut sauver la biodiversité et ses arguments ne manquent pas de pertinence au risque de bousculer nos certitudes. « Pour aborder cette question dans toute sa dimension, il me paraît essentiel de nous extraire au départ de notre vision anthropocentrique de la nature. Les vivants existent de leurs pleins droits et n’ont pas à se justifier d’exister. Les mots "espèces nuisibles" et "mauvaises herbes" ne sont que le reflet de notre préjugé séculairement ancré ( jusque dans la Genèse...) que les plantes et les animaux sont là pour nous servir ou nous réjouir et que nous avons sur eux un droit discrétionnaire. (…)Toutes les créatures ont le droit d’exister et les êtres humains ont le devoir de les protéger et surtout de ne pas provoquer leur extermination. »

17:25 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journée mondiale de la biodiversité, conservation des espèces, biodiversité

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