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21 avril 2006

Gaz à effet de serre : l’impact de nos choix alimentaires

Le réchauffement climatique est causé par l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’homme est responsable de cette augmentation du fait de l’industrialisation et de son usage immodéré des énergies fossiles (charbon, pétrole). Tel est le message qui a fini par s’imposer dans l’opinion publique. Il faut donc réduire les émissions de ces gaz pour éviter la catastrophe. On pense alors aux transports, développement de biocarburants, voitures moins gourmandes …, à la production d’énergie, développement des renouvelables…, aux usines plus propres mais jamais à la nourriture que l’on consomme. Pourtant c’est aussi important estiment deux professeurs de l’Université de Chicago, Gidon Eshel et Pamela Martin, dans une étude qui vient de paraître dans le journal Earth Interactions.


medium_burger.jpgLorsque l’on produit de la nourriture, on utilise des énergies fossiles donc on produit du CO2. En 2002, 17% des énergies fossiles consommées aux USA ont servi à la production de nourriture ce qui représente ¾ de tonne de CO2 émis par personne. Il faut y ajouter les émissions d’autres gaz à effet de serre comme le méthane ou l’oxyde nitreux dus aux élevages. Ces deux gaz sont certes plus rares mais avec un effet beaucoup plus puissant : un kilogramme de méthane par exemple produit autant d’effet de serre que vingt et un kilogrammes de gaz carbonique. Dans leur étude les deux professeurs ont comparé ces émission de gaz à effet de serre dues à la nourriture avec ceux dégagés par le transport personnel. C’est du même ordre. Ensuite, ils se sont intéressés aux variations de ces émissions selon le type de régime théorique adopté, tous fixés à 3774 calories par jour pour des raisons de comparaison :
-Américain moyen (27,7% des calories apportées par la viande qui se répartissent ainsi 41% produits laitiers, 5% œufs et le reste 54% de diverses viandes)
-Viande rouge ( même répartition sauf que les 54% sont composés de viande rouge)
-Poisson ( même répartition sauf que les 54% sont composés de poisson)
-Volaille ( même répartition sauf que les 54% sont composés de volaille)
-Ovo-lacto-végétarien (la part animale est composée uniquement de produits laitiers et œufs)
Pour ce dernier régime, dans les faits, la part animale est bien inférieure aux 27,7%.

medium_plat_vegetarien.jpgLes résultats montrent que le régime végétarien a le meilleur rendement énergétique (quantité d’énergies fossiles utilisée par rapport à celle récupérée dans la nourriture), suivi par le volaille et l’américain moyen. Poisson et viande rouge sont les pires. En effet, l’impact de la production de poisson dépend de l’espèce. Des poissons comme la sardine ou les anchois se pêchent dans les zones côtières nécessitant moins d’énergie que ceux des grands fonds ou de pleine mer.

En conclusion, Martin and Eshel indiquent que les régimes basés sur les végétaux sont meilleurs pour la santé de la planète et celle des humains. Je vous en ai déjà beaucoup parlé des mauvais effets de la viande sur la santé, je ne vais pas y revenir ici. Demain 22 avril, c’est le Jour de la Terre et commencer par diminuer sa consommation d’œufs ou de steaks chaque semaine est une manière facile de contribuer à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. « Plus vous vous approcherez d’une alimentation végétalienne et plus vous vous éloignerez du régime de l’Américain moyen, le mieux ce sera pour la planète sans aller jusqu’à un végétalisme strict, difficile à imaginer pour beaucoup » indiquent les deux professeurs. Leur prochaine étude portera sur l’énergie dépensée dans les petites exploitations pratiquant l’agriculture biologique pour voir si elles offrent une alternative valable aux grosses exploitation de l’agribusiness.

18:55 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gaz à effet de serre, nutrition, régime végétarien, changement climatique

Commentaires

Salut! Tiens je vais te donner une recette qui non seulement nourri le corps mais meuble aussi l'esprit!

Nicole

Dans la chambre au fenêtres closes
La vue de sa peau dénudée
Plus enivrante que la rose
Plus somptueuse que l’orchidée

Met mon cœur et mon corps en transes
Depuis ce si beau jour d’été
Où le ciel m’a donné la chance
D’avoir l’honneur de la goûter.

Nicole est une fleur sauvage
Que j’eus le bonheur de cueillir
Dans les dunes, près des rivages

Où Phébus la faisait fleurir.
Depuis ce jour je suis ravi :
C’est elle l’amour de ma vie.




- Compagne de ma vie en restant ma maîtresse
Elle mêle à souhait la fougue et la tendresse.
Sa peau de soie moirée, ses yeux de velours vert
Sa grâce de félin sensuel et pervers,
Le dangereux désir qui effraie et passionne
Font que je la surnomme, fièrement, La Lionne.
- Oh ! Victor ! Cette fois t’es mordu ! Qui l’eût cru ?
T’as pas peur, quand tu dors, qu’elle te bouffe cru ?
Il faut se méfier des mantes religieuses :
Elles croquent leurs mâles lorsqu’elles sont heureuses !
- Vivre heureux même si c’est dangereusement
Tel a toujours été le credo des amants.
Et puis, si ses étreintes sont longues et torrides,
Pour manger, elle préfère encore la bourride !
- A queste co, Victor ! Voilà qui est rassurant
Car il faut savoir fuir un amour dévorant.
Maintenant sa bourride, qu’elle en est la recette ?
- C’est, en un peu plus riche, la bourride de Sète.
Première opération, prépare un court bouillon :
Deux carottes, un poireau, du fenouil, deux oignons,
Plus un zeste d’orange, du laurier et du thym,
Fleur de sel de Camargue et poivre du moulin.
Un litre et demi d’eau, demi litre de blanc
De Laudun ou Pujaut, quelques brins de safran.
Met la tête d’un congre, deux poignées de favouilles,
Fais cuire vingt minutes, à feu vif, que ça bouille.
Passe au presse légumes, puis exprime au torchon.
Pendant que ça tiédit, fais péter un bouchon.
Dans ce jus, met ta lotte dix minutes en cuisson.
Tes loups et ton colin débités en tronçons
Tu les rajoutes alors, mais pas comme une brute,
Et les cuis en faisant frissonner dix minutes.
Retire les poissons que tu réserves au chaud,
Tu reprends ton bouillon et le passe à nouveau.
Pendant que ça cuisait tu as fais l’aïoli,
Soit généreux car en manquer est impoli,
Pour la changer en rouille, une fois qu’elle est faite,
Tu va incorporer du piment d’Espelette,
Ca va te la muscler et te la colorer.
En deux portions égales ta vas la séparer.
La moitié dans un bol, pour manger le poisson,
L’autre te servira à lisser le bouillon.
Dans une casserole, pour cela incorpore
Deux ou trois jaunes d’œuf. Tu dois tourner encore
En versant doucement le bouillon toujours chaud.
Tu remets à feu doux sur le bord du réchaud
Et tu tournes comme pour une crème anglaise.
Quand la cuillère nappe, ton bouillon est à l’aise.
Tu mets dans les assiettes quelques croûtons dorés,
Frottés d’ail et couverts avec la rouille ambrée,
Que chacun mouillera comme il veut de bouillon
Et tu sers à côté le plat de tes poissons.
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

Ecrit par : Victor | 21 avril 2006

Autre article sur ce sujet :
http://lia.tinyturtle.free.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=102

Merci encore, c'est important d'en parler.

Lia, végétarienne pour la santé des animaux, de la terre et la sienne.

Ecrit par : Lia | 23 avril 2006

Hi Christine, I'm watching you .... Niark Niark Niark !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Ronald | 26 avril 2006

Il y a pourtant un moyen simple et peu couteux de lutter efficacement contre l'effet de serre : réintroduire les dinosaures, source quasi inépuisable d'alimentation et d'énergie

Ecrit par : dino | 12 novembre 2006

je suis vegan pour les animaux et en plus je contribue pas au réchauffement de la planète, c'est cool hein
lia, tu peux me donner ton e-mail s'te plaît ? t'es végétarienne, c'est bien, moi je suis végétalienne mais tu manges pas d'animaux par respect pour eux mais pourquoi tu manges des oeufs, du lait et du miel ? ça les fait souffrir aussi
j'te donne mon e-mail Lia : aurel-du77@hotmail.fr

Ecrit par : je-suis-vegan | 26 août 2007

C'est tout beau.

Mais c'est tout vide parce qu'en physique il n'a jamais existé, et il n'existera jamais de Gaz à effet de serre.
Ni n'existera d'ailleurs un corps quelconque ayant un effet de serre non trivial.

A moins que quelqu'un de chez vous ne nous dise où, en Vraie Physique, se trouve la démonstration de cette proprièté miraculeuse.

Nous dire, c'est nous donner la démonstration d'une formule permettant de calculer la valeur de cet effet exceptionnel.

Pas avec du baratin de revue de vulgarisation, s'il vous plait.

Tout ceux qui pleurent un peu partout, et sur ce blog comme ailleurs, à cause de cette pauvre Terre qui se réchauffe ( peut-être, simplement peut-être), ou qui brandissent les poings contre les pollueurs, sont exactement comme les spectateurs d'une corrida:
ils sont très forts derrière les barrières mais se gardent bien de descendre dans l'arène tant que le taureau est vivant.

Ecrit par : rey | 27 août 2007

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