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14 mars 2006
Expérimentation animale et recherche médicale
Des chercheurs se regroupent et expliquent en quoi le modèle animal est obsolète et conduit à des erreurs. Comment peut-on penser que tous les animaux réagissent pareil à toutes les substances ? Un exemple tout simple : le chocolat est toxique pour les chats mais c'est tout le contraire pour les humains. En France, il y a Pro anima, en Angleterre, Europeans for Medical Progress, l'Union Européenne soutient le Centre Européen de Validation des Méthodes Alternatives. Car des méthodes de substitution existent : tests in vitro, puces à ADN, cultures de tissus, modélisations informatiques... et d'autres à trouver. Pourquoi l'exprimentation animale continue-t-elle ? Le poids de la tradition, bien sûr. L'absence de mobilisation des opinions publiques n'arrange rien, surtout en France parce qu'en Angleterre par exemple ça bouge. La construction à Oxford d'un nouveau laboratoire destiné à l'expérimentation animale provoque la colère des défenseurs des animaux. Certains groupes extrémistes se sont livrés à des actes de vandalisme et de terrorisme. Les pour et les contres se répondent par manifestations interposées. Toute cette agitation a porté le débat sur la place publique et dans les médias.L'autre raison pour laquelle l'expérimentation animale continue c'est l'argent, encore lui. Les éleveurs et les fabricants de cages et autres équipements ont des activités très lucratives. Mais le secteur qui retire le plus d'avantage de l'expérimentation animale c'est l'industrie pharmaceutique. En effet, les tests sur animaux lui permettent de mettre des nouvelles molécules sur le marché plus vite et cela lui fournit une défense face à ceux qui disent que les médicaments ne sont pas testés de manière sûre. En tout cas cela n'empêche pas les nouveaux médicaments de tuer. Rappelez-vous du Vioxx ou l'Isoméride, un coupe-faim retiré de la vente en 1997 et pouvant provoquer de l'hypertension artérielle pulmonaire, une maladie rare mais grave conduisant à la greffe des poumons ou à la mort. Pire : selon une étude française, les effets secondaires sévères connus de ces coupe-faim peuvent se manifester plus de cinq ans après la dernière prise. Et bien les laboratoires Servier, fabricant de l'Isoméride, viennent de déposer un projet d'augmentation du nombre de chiens pour leurs expériences ! 72 % des Français pensent qu'il faudrait interdire toute forme d'expérimentation animale sur les chiens et les chats (sondage Ipsos 2003) mais ça ne fait rien, dans le secret de certains labos on continue. Tant que l'opinion ne sait pas... Les élites sont décidément des gens bien malades.
20:45 Publié dans Protection animale | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : tests sur les animaux, protection animale, recherche médicale
Commentaires
C'est très bien de prendre la défense des causes justes. Continuez.
Ecrit par : DELAVANT | 14 mars 2006
moi qui croyait que les cobayes animaux servaient uniquement pour faire avancer la médecine. J'ai vue un jour dans un reportage que certains labos faisaient appel a des trafiquants de chiens. Les chiens etaient volés dans les jardins....
J'ai peur qu'a partie de 2009 le traffic s'intensifie
Ecrit par : pierrot le zygo | 14 mars 2006
L'expérimentation animale en matière de cosmétologie est superflue, soit! Cette interdiction est tout à fait justifiée, et les dérives du passé sont obsolètes. Par contre, en terme de pharmacologie, le modèle animal, quoique les organisations puissent en dire, est irremplaçable. Ces tests s'effectuent sur une douzaine d'années et les tests comportent également des modèles cellulaires et bactériens (les tests de mutagénèse...) lorsque l'animal a pu être remplacé. Cependant, comment déterminer une dose efficace? Une posologie? une éventuelle teratogénicité? une carcinogénicité?
Seriez vous prêts à avaler un antidiabétique si le laboratoire précisait : "aucun test n'a pu prouver que ce produit n'entrainait pas de risques de stérilité et d'apparition de tumeurs"? Les tests cellulaires ont leurs limites. Croyez bien que tous ces tests coûtent très cher aux fameux laboratoires. Sûrement plus cher qu'une lignée cellulaire immortelle!
L'expérimentation animale devra être supprimée à long terme, certes. Sa suppression, en l'état actuel des choses, entrainerait néamoins l'augmentation de risques d'erreurs non négligeables (qui existent encore malgré elle, puisqu'en science le risque zéro n'existe pas).
Les grands laboratoires sont très largement criticables pour d'autres points (je pourrais en parler des heures), mais l'expérimentation animale n'a pas été crée par eux, elle leur a été imposée. Enfin, j'aimerais connaitre les noms des soi-disant chercheurs qui prétendent que le modèle animal entraine des risques d'erreurs plus important que les modèles cellulaires. (Tous les tests sont réalisés sur deux ou trois espèces différentes : exemple : test de carcinogénicité sur un rongeur et un non rongeur...).
Ecrit par : cristof | 15 mars 2006
Vous reconnaissez que l'expérimentation animale devra être supprimée à long terme. c'est l'essentiel. Je suis d'accord sur le fait que malheureusement ça ne pourra pas se faire sur le champ question d'inertie des mentalités et de poids des habitudes. Mais pour que ça se fasse plus vite, il faut en parler dès maintenant pour que plus de méthodes substitutives soient développées. Vous soulevez aussi le problème que les labos ne font que suivre des procédures imposées. en parler fera aussi avancer ces réglements. Si l'expérimentation animale devient moralement inacceptable, les choses changeront. On l'a vu au cours des siècles comment ça se passe. L'esclavage était une chose acceptée à certaines époques...
D'autre part ce n'est pas parce qu'on multiplie les tests sur différentes espèces que ça rend plus sur pour les humains, de toutes façons on finit par les faire sur des cobayes humains les tests.
Ecrit par : Christine | 15 mars 2006
Je pense certes que l'expérimentation animale devra être supprimé à long terme. Cependant, il n'a jamais été question d'inertie et de poids des mentalités! Je peux vous assurer que si ces tests n'étaient pas essentiels, les laboratoires et les autorités de santé les auraient déjà abandonnés. C'est une idée reçue, une légende, de croire que ces tests sont économiques!
Dans mon domaine, je me contente des modèles cellulaires (recherche fondamentale) pour évaluer l'activité de mes molécules. Cependant, il est nécessaire à d'autres chercheurs de continuer à travailler sur le modèle animal. D'autres équipes travaillent à la création de modèles cellulaires, tissulaires ou même informatiques (QSAR) remplaçant les modèles animaux...
Les tests effectués sur les humains font partie de la fin du dossier d'AMM. (à ce sujet, il existe en France des CCPPRB, encadrant ces essais cliniques). En recherche, sur plusieurs dizaine de milliers de molécules synthétisées, une centaines seront retenues après les tests préliminaires. Ces molécules seront testées sur des modèles animaux. Ces modèles permettent l'éviction de 90% de ces molécules, trop toxiques pour être étendues à l'homme. Dans le cas de votre autre article (6 personnes dans un état...), une de ces molécules est passée au travers des mailles du filet, puisque, comme je vous l'ai dit, en science, le risque zéro n'existe pas!!! la suppression des tests animaux entrainerait (quoique les médias prétendent) la multiplication certaine de ces accidents. Les tests sur l'homme viennent enfin, et seules une ou deux molécules pourront être finalement commercialisées.
Pour conclure, si l'expérimentation animale devient moralement innaceptable (en l'état actuel des choses, sans aucune solution valable de remplacement), les choses changeront certes. Ce sera la fin de toute innovation thérapeutique. Les progrès actuels sur les pathologies rares, en cancérologie, en thérapie génique... seraient tout bonnement impossibles.
Enfin, j'aurais réellement aimé (comme je vous le demandais dans ma réponse précédente) que vous me donniez les références des chercheurs prétendant l'inutilité actuelle du modèle animal (pas de scientifiques médiatiques, des réferences pubmed (la base de donnée des publications scientifiques validées par les comités d'experts) me conviendraient).
En vous remerciant.
Ecrit par : cristof | 18 mars 2006
Je participe aussi à la mobilisation de One Voice. Mais ce qui m'interpéle le plus, ce n'est pas les tests sur les animaux, c'est la maniére dont ces tests sont pratiqués. La plupart des laboratoires sont vétustes et les conditions d'internement des animaux sont inadmissibles. Oui, je pense que l'enquête publique est nécessaire et je pense que la médiatisation de cette enquête est nécessaire aussi afin de contrainte l'enquêteur à bien faire son travail.
En attendant, les pétitions que je fais signer se remplissent à vue d'oeil....
Ecrit par : nie | 24 mars 2006
J'ai assisté à une conférence contre la vivisection, vendredi dernier à Montpellier : il y avait bien un scientifique , qui milite contre les tests classiques sur les animaux : il s'agit de Claude Reiss .Il a été directeur de recherche pendant plus de trente ans au CNRS,où il a travaillé sur le Sida et les maladies coformationnelles. Il est président d'ANTIDOTE EUROPE (comité scientifique) et,il est l'un des rares experts europeens en toxicogénomique.
Il existe des méthodes substitutives à l'expérimentation sur les animaux.
Quant à moi,je ne veux plus etre la complice du martyr et du sacrifice des milliers animaux , pour notre soi-disant santé!
Merci à tous de vous informer, auprès de One voice , le Clam( association à montpellier).., vivisection-abolition.org
Ecrit par : mijane | 22 novembre 2006
je suis pas du tout d'accord avec vous, cristof, on n'a pas besoin d'animaux pour queles produtis soient utilisables par l'homme, il existe des marques vegans et on les a pas testées sur les animaux donc on peut se passer des tests sur les animaux, c'est cruel les conditions dans lesquels ces tests sont faits, on peut très bien arrêter définitivement de faire des tests sur les animaux, et tous les produits seraient de qualité, pas besoin de tuer des animaux pour savoir si l'homme peut utliser un savon, un rouge à lèvres, un shamoing, une crème ect, les animaux réagissent différement que les humains aux produits chimiques donc ça ne sert à rien de tester sur les animaux, il faut utiliser les méthodes alternatives aux tests sur les animaux
Ecrit par : je-suis-vegan | 26 août 2007
ligne de mire :
ouverture tres prochaine d'un nouveau labo qu'il faut absolument saboter. unissons-nous !
Le laboratoire MIRCEN
Route du panorama
92260 FONTENAY AUX ROSES
france
ce laboratiore avance à grands pas, d'ici 6 mois il sera termine.
le dirigeant de ce laboratoire est le CEA (commissariat à l'energie atomique) dans le cadre de la nouvelle Direction des SCIENCES DU VIVANT
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Train Transilien : depuis la gare Paris Saint Lazare jusqu'à la gare de Marly-Le-Roi, direction Saint Germain en Laye ou Saint Nom la Bretèche.
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Sanofi-Aventis
174 Avenue de France
75013 Paris
SANOFI travaille avec les laboratoires HLS (Huntingdon Life Sciences). Ces derniers expérimentent tout et n'importe quoi sur les animaux et ont souvent été dénoncés pour leur cruauté envers les animaux. H.L.S. tue près de 500 animaux par jour.
Autrefois, les Nazis pratiquaient ceci sur les Juifs.
Aujourd'hui, la pratique s'est généralisée dans tous les labos sur une autre catégorie d'êtres.
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Le 10 décembre de chaque année, jour anniversaire de la ratification de la Déclaration des Droits de l'Homme, des militants (groupements et/ou individus) du monde entier participent à la Journée Internationale pour les Droits des Animaux pour dénoncer l'hypocrisie qui consiste à ne pas reconnaître les droits fondamentaux des animaux non humains.
Ecrit par : A L F | 09 septembre 2007
on devrait faire aux expérimentateurs ce q u ils font a tous ces pauvres animaux sans défense, que ce soit chiens, chats, singes ou meme lapins.......certaines experiences n ont rien de scientifique loin de la.......
Ecrit par : laurence | 11 septembre 2007
Aucune espèce animale ne peut constituer un modèle expérimental d'aucune autre espèce, homme compris. Parce que, expérimenter sur les animaux en fonction de la médecine humaine, est une erreur de méthode de la recherche biomédicale, une erreur méthodologique. Le choix de la méthode est un moment fondamental d'une recherche scientifique. Une science qui adopte une méthode erronée est une science systématiquement erronée. La conséquence négative de la médecine allopathique actuelle, se manifeste du fait que le nombre de maladies génétiques, dépasse celui des maladies naturelles connues.
Indéfiniment se continue l'expérimentation sur les animaux parce que c'est plus facile qu'innover, et parce que les idées nouvelles troublent l'ordre constitué et les colossaux intérêts économiques qui doivent être dispensés. Les vivisectionnistes se définissent 'bienfaiteurs de l'Humanité' mais cela est seulement un alibi qu'ils légitiment face à un public mal informé, en prétendant la nécessité scientifique de torturer des animaux.
Ces 'bienfaiteurs de l'Humanité' sont une calamité qui afflige l'espèce humaine depuis la nuit des temps. J'espère que c'est le moment d'annoncer à ces gens que l'humanité a finalement compris, et ne veut plus de leurs services. S'ils renoncent à la tragique illusion du 'modèle expérimental' animal, comment peut-on étudier l'homme ? La réponse est : 'Observons l'homme'. La médecine est seulement une petite partie, une science expérimentale : la médecine est essentiellement science de l'observation, respect de la vie, déduction : les hommes ne pourront être en paix entre eux tant qu'ils seront en guerre contre la nature et contre leurs frères animaux.
Ecrit par : drine | 21 avril 2008




