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09 février 2006

La controverse Michael Crichton

Dès sa sortie aux USA à l’automne 2004, le dernier roman de Michael Crichton, State of Fear, s’est attiré les foudres des scientifiques spécialistes du climat et les louanges de certains responsables politiques américains. Car Crichton émet de sérieux doutes sur le réchauffement climatique et met en scène des éco-terroristes qui, devant l'absence de preuves scientifiques flagrantes de ce qu'ils avancent, n'hésitent pas à provoquer des catastrophes (inondations, tsunamis) le tout devant aider à remplir les caisses de leur organisation. 


medium_crichton.jpgEn France, le livre vient de paraître sous le titre Etat d'urgence, et il est également accueilli fraîchement par le monde scientifique. Je l'ai lu afin de me faire une opinion et je dois dire que je comprends leur réaction. Crichton parsème son livre de références scientifiques certes tirées des meilleurs journaux mais choisies avec soin pour illustrer un seul point de vue : le réchauffement de la planète n'est pas aussi important que ce qu'on veut nous faire croire. Les lecteurs fortement familiarisés avec les recherches menées sur le réchauffement climatique ne se laisseront pas prendre au piège. Mais le problème c'est que Crichton est un habitué des best-sellers, que les romans ont souvent plus d'impact que les articles de journaux et qu'Etat d'urgence est redoutablement efficace dans son genre. La mise au point des climatologues était indispensable.

Il n'en reste pas moins que le roman aborde d'autres thèmes qui à mon avis méritent plus d'attention. Tout d'abord le choix du titre original, State of fear, que l'on peut traduire par "état de peur". Vers la fin du roman, un professeur explique au jeune avocat idéaliste que nous vivons dans un monde où la peur est utilisée pour contrôler les populations. Après la chute du communisme, il a fallu trouver des nouveaux ennemis: terroristes, virus, climat tout était bon à prendre. Une remarque judicieuse et qui devrait interpeller.

Encore plus inquiétant. Les eco-terroristes du roman utilisent des fusées spéciales pour renforcer des orages, cherchent à contrôler les ouragans, provoquent des séismes générateurs de tsunamis grâce à des explosifs judicieusement placés. L'un des enquêteurs, chargé de les stopper, indique qu'ils se sont procurés les résultats des expérimentations faites par les militaires. J'ai plusieurs fois lu des articles sur le sujet, ce n'est pas de la fiction. Je suis sûre que des recherches sérieuses sont effectués en secret sur ces armes d'un nouveau genre.

Le Ministre de la Défense de l'administration Clinton, William Cohen, déclarait en avril 1997 lors d'une conférence sur "la stratégie américaine face aux armes de destruction massive" : "D'autres sont engagés dans une forme d'éco-terrorisme, où ils peuvent modifier le climat, déclencher des séismes (...). Des esprits ingénieux travaillent à trouver les moyens de terroriser d'autres nations. C'est la réalité et c'est pourquoi nous devons intensifier nos efforts." Clair non ? Reste à savoir qui a commencé le premier à tenter de modifier le climat, j'ai du mal à croire que les USA ne fasse que réagir aux menaces extérieures. Les informations fiables sur ce sujet sont difficiles à obtenir, on se doute bien des raisons. Du coup, elles sont souvent relayées par des sites conspirationnistes et le tri entre fantasmes et réalité n'est guère aisé. C'est pourtant un sujet qui mérite que l'on s' attarde.
 
 

15:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Michael Crichton, Etat d'urgence, changement climatique, modification artificielle du climat

Commentaires

Demandons alors à Dan Brown d'écrire un livre sur les bouleversements climatiques !! Peut-être qu'il pourra contre-carrer Crichton !

En tout cas, j'ai moi aussi entendu parler de la possibilité de modifier localement le climat par des manipulations électromagnétiques. De là à dire que Katrina, à la Nouvelle Orléans, était pilotée par Ben Laden, il n'y a qu'un pas ... !!

Ecrit par : shanti | 10 février 2006

Modifier le climat, c'est sûr qu'on sait faire...
Ensuite, si dans la réalité, il s'agît vraiment d'une manipulation comme le dit Crichton dans son roman, je ne pense pas qu'il y est un réel intérêt humain à réchauffer la planète de plus de 2°C, quand on connaît les très probables et même avérées conséquences -> la fin de la vie humaine.

Ecrit par : kémi | 12 février 2006

« quand on connaît les très probables et même avérées conséquences -> la fin de la vie humaine. »

C'est justement contre des confusions de ce genre là que Crichton plaide, il n'est pas du tout «avéré» qu'une élévation de la température de 2°C entrainera la fin de la vie humaine: il y a des simulations sur des ordinateurs, des estimations à la louche, certes, mais il faut le prendre pour ce qu'elles sont, des simulations et des estimations, pas des réalités tangibles.

Je suis un scientifique, le ton du bouquin m'a un peu agacé, en particulier je ne vois pas ce que vient faire un tsunami dans le réchauffement climatique, mais je trouve son plaidoyer pour la libre pensée scientifique assez réussi. Le simple citoyen ne doit pas forcément croire tout ce qu'on lui raconte simplement parce que la finalité a l'air d'être noble (il fait le parallèle avec l'histoire de l'eugénisme qui ne voulait rien de moins que l'amélioration de l'humanité). Nombres de journalistes font la course à la sensation et ont tôt fait de surinterpréter des résultats scientifiques pour leur côté catastrophiste et c'est vrai, la communauté scientifique se laisse facilement porter par la pensée unique et tend trop souvent à aller dans le sens du courant voulu (souvent inconsciemment) par les bailleurs de fond. Personnellement je crois que le réchauffement climatique est un problème qu'il faut traiter, mais il est important de savoir, dans sa croyance, ce qui est fondé (toujours probablement fondé), et ce qui ne l'est pas, pas encore, probablement pas, ou pas du tout.

Et quand on se rend compte qu'on croit à quelque chose de faux, même si cette opinion va dans le sens d'un but qu'on considère comme noble, il faut la changer si celle-ci a des conséquences sur autrui. Je ne parle pas des opinions religieuses personnelles par exemple qui peuvent nous aider à vivre, à appréhender, à donner sens au monde, sans que ça dérange personne.

Ecrit par : Christian | 30 juillet 2007

votre article sur le livre de Crichton est assez peu convaincant: que les chercheurs soient gênés, c'est compréhensible : connaissez-vous une équipe de chercheurs qui considère que son sujet soit contestable?
En réalité, ce que fait Crichton, c'est de montrer que le réchauffement/changement climatique, n'est qu'une théorie et que des modèles ne peuvent la démontrer. Par contre, il suffit d'un fait, d'un seul pour démonter une théorie...Crichton ne recueille de très nombreux et les cite. Qui a répondu à Crichton sur la pertinence des faits qu'il a mis en avant et qui démentent les théories des climatologues.

Il explique cela dans nombre de ses ouvrages.
L'unanimité n'est pas une démonstration, surtout si l'on réduit au silence tous ceux qui doutent... Sa biblio commentée est imparable.

Avez-vous lu Lindzen, Lomborg, Vaclav Klaus?

Ecrit par : christian BUSON | 16 février 2008

Nul ne peut-être interrogatif sur l'honnêté des scientifiques.

Dans notre bon vieux département de l'Hérault,nul n'a oublié l'affaire du POMPAGE A SCANDALE DE LA SOURCE DES CENTS-FONTS dans les gorges de l'Hérault.

Une affaire de gros sous fomenté par le conseil Général de L'Hérault pour instaurer "une grosse usine à gaz" financée par l'argent public,afin de rechercher de l'eau souterrainne où il n'y en avait pas.

Les scientifiques du bureau d'études géologiques et minières BRGM ont toujours soutenus le thèse de grosses réserves karstiques de 9 millions de M3.

En 2005 les essais très couteux 9 millions euros assèchent la source en deux joux et 5heures de pompages.Il faut arrêté la pompe car elle vient de se transformer en ventilateur faute d'eau.

Malgré cet épisode le BRGM pour remplir ses caisses sur des études inutiles continue a s'enfoncer dans le mensonge en disant partout et en tous lieux ou dans l'erreur qu'il y a bien de l'eau et qu'il faut chercher pour la trouver.

Soit le BRGM c'est trompé ,soit ils nous a tous trompé...

Pour le climat c'est la même chose soient les scientifiques se sont trompés et veulent nous tromper débilbérément pour pas que l'on sache vraiment qu'ils se sont trompés.

Après la fraude fiscale,après la fraude des banques la fraude médicale avec le sang contaminé et de l'hormone de croissance,après la fraude des prestations sociales, la fraude réligieuse,il y a la fraude scientifique plus vrai que nature.

Longtemps considéré comme une corporationn d'honnêtes hommes,les scientifiques sont devenus les fils spirituels de Pinochio.Desormais ils sont personna-non grata dans la société et reconnaissable à leur grand nez qui s'allonge de jour en jour.
La science est devenu un grand mensonge public dont il convient de se méfier.
Et je vous parle même pas de leurs complices presse,radio, TV.Média en tout genre
Le Dieu des homme c'est pas l'argent mais le mensonges,dont le plus grave est celui des scientifiques.
Avant qu'il ne soit trop tard il convient d'alerter le bébés car Pinochio n'est pas une simple marionnette en bois...
HUBERT BORG
Porte parole de l'association pour la protection des ressources eau de la Vallée de l'Hérault-- laPREVHE.

Ecrit par : BORG Hubert xavier | 17 février 2008

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