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18 janvier 2006
Pesticides et leucémies de l’enfant
Des chercheurs français de l’INSERM viennent de publier dans la revue spécialisée Occupational and Environmental Medicine des résultats qui indiquent que l'exposition du foetus ou de l'enfant à des pesticides peut doubler chez lui le risque de leucémie. Il s’agit d’un volet d’une plus large étude lancée en 1995 par l'équipe de Jacqueline Clavel (INSERM, unité 754) visant à mieux comprendre les causes de ce cancer de l’enfant. Les chercheurs ont interrogé les mères de 280 enfants souffrant de leucémie et celles de 288 enfants sains sur leur usage d'insecticides domestiques (produits anti-moustiques, anti-cafards, anti-fourmis...), d'herbicides, de fongicides, d’insecticides dans le jardin et même leur utilisation des shampoings anti-poux.
Florence Ménégaux, directeur de l’étude, prévient contre toute interprétation abusive de ces résultats : on ne peut isoler un seul agent responsable de la maladie et les liens de cause à effet sont très discutables. Mais au vu des éléments en sa possession, elle pense que les pouvoirs publics devraient être alertés et édicter des recommandations sur cette question. Certains pays le font. Au Québec, le Code de gestion des pesticides, entré en vigueur en 2003, encadre par des normes rigoureuses l’usage et la vente des pesticides (voir ici).Lorsque l’on parle de ces substances et de leurs dangers, abondamment discutés et documentés ces dernières années, on pense toujours à l’agriculture. Pourtant les particuliers ont leur part de responsabilité. La médiatisation de ce genre d’études peut servir à en faire prendre conscience une plus large partie de la population. En effet, la France compte 13 millions de jardiniers amateurs dont la moitié se sert de produits et presque tous d’engrais. Leur consommation annuelle de produits phytosanitaires s’élève à 8 000 tonnes, soit 7% du tonnage annuel utilisé en France par le monde agricole. Les jardiniers amateurs seraient responsables pour 1/4 de la pollution des eaux de surface et des nappes souterraines. (Source Defi pour la terre).
Ce n’est pas une fatalité, des solutions plus écologiques existent. Il suffit pour les mettre en œuvre d’un petit peu de bonne volonté. L’information est disponible sur internet par exemple sur le site du wwf.fr, rubrique planète attitude ou encore sur www.terrevivante.org.
Pour ceux qui maîtrisent l'anglais, le texte de l'étude publiée est disponible ici
16:20 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pesticides, cancers





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