16 janvier 2006

Notre alimentation aurait un effet sur notre santé mentale

Jusqu’à présent, les recherches sur les liens entre alimentation et santé mettaient l’accent sur les affections physiques comme les cancers et les maladies cardiovasculaires. Une étude réalisée par la Fondation pour la santé mentale (Mental Health Fondation) et l'organisation Sustain, montre que les changements intervenus ces dernières décennies dans l'alimentation consommée au Royaume-Uni affectent la santé mentale de la population.


medium_alimentation_ideale.jpgPrincipaux accusés l’agriculture industrielle avec son usage des pesticides et le mode d’alimentation des animaux d’élevage qui auraient entraîné une modification des teneurs des aliments en vitamines, minéraux et acides gras (le rapport omega6/omega3). Les habitudes alimentaires ont aussi leur part de responsabilité : les Britanniques consomment moins de légumes (34%) et de poisson, principale source d’omega3, (60%) qu’il y a cinquante ans mais plus d’acides gras saturés notamment à travers les plats tout prêts, ces derniers ralentissant l’activité du cerveau. Ces chercheurs estiment que tous ces changements pourraient expliquer l’augmentation des cas de dépression, de schizophrénie, d’Alzheimer et même le fameux syndrome d’hyperactivité des enfants. Leurs recommandations : plus de fruits, légumes et poisson frais. Les mêmes conseils en somme que ceux donnés pour garder une bonne santé physique.

Jusque là pas de problème. En revanche quand Courtney Van de Weyer, co-auteur de l'étude, rajoute, sur un ton alarmiste que « faute d'un changement radical des pratiques agricoles et alimentaires, en particulier concernant le poisson, il n'y aura pas de nourriture saine et nourrissante à l'avenir », je suis plus réservée. Je suis d’accord qu’il y a des pratiques à revoir en matière d’agriculture. J’entends déjà les inconditionnels de l’agriculture biologique en vanter les mérites et la proposer comme la panacée universelle. Je ne suis pas contre. Ce mode de production est effectivement moins agressif et moins polluant pour l'homme et l'écosystème. La rotation des cultures et l'interdiction des pesticides de synthèse limitent l'appauvrissement et la pollution des sols, tout en favorisant la biodiversité.

Mais en ce qui concerne la qualité nutritionnelle des aliments, aucune étude ne prouve de façon flagrante la supériorité du bio. En 2003, une évaluation des aliments bio a été menée par l'Agence française de sécurité sanitaire. (cliquez ici pour la télécharger) Les conclusions sont mesurées. L'influence d'un mode de production particulier sur la teneur en glucides des aliments n'a pu être établie. Concernant les protéines, leur teneur dans les céréales bio est inférieure à la teneur de celles cultivées avec des engrais azotés minéraux. Cependant, leur équilibre en acides aminés essentiels serait plus favorable. Quant aux lipides, une tendance est observée en production biologique en faveur d'une proportion plus importante d'acides gras polyinsaturés, réputés favorables à la santé. Les teneurs en minéraux et oligoéléments à intérêt nutritionnel des légumes et des fruits sont globalement comparables, quel que soit le mode de production. Même chose, ajoute l'Afssa, pour le lait, la viande et les oeufs.

Pour un certain nombre de chercheurs, il semble que la richesse d'un légume ou d'un fruit en telle ou telle molécule dépende en fait de nombreux facteurs : variété cultivée, nature du sol, facteurs climatiques…bref des données difficiles à appréhender pour le consommateur moyen devant les étalages. La seule certitude largement partagée par la communauté scientifique reste qu’il faut augmenter sa consommation de fruits, légumes et poissons gras. Que chacun commence par là et n'attende pas le mode de production idéal, il n'existe pas.

Commentaires

Concernant la comparaison des nutriments entre bio et non-bio, j'ai eu d'autres sons de cloche, même à la télé, selon laquelle il y a plus de vitamines et surtout de minéraux dans les aliments bio, ce qui explique d'ailleurs qu'on mange moins quand on mange bio.
Bonne journée

Ecrit par : Lia | 21 janvier 2006

Et merci pour cet article.

Ecrit par : Lia | 21 janvier 2006

Je pense aussi que les légumes et fruits bio contiennent plus d'éléments nutritifs mais c'est un avis purement militant qui ne repose pas sur des preuves flagrantes scientifiquement évaluées d'où la mesure de l'article. Je pense quand même que le bio reste un luxe chez nous et que l'agriculture raisonnée pourrait être une voie intermédiaire. Je vous en reparlerai

Ecrit par : Christine | 21 janvier 2006

des gens sains d'esprit et de corps sont végétariens...
Contente de te retrouver, Christine. Va falloir que je change ton lien, zut, mais qd??? peu de temps...ces temps-ci.
à bientôt. Jo
Lis ceci:
Ca fait plaisir de voir l'utilisation qui est faite des impôts...
Avec la PAC et tout le reste, on constate tous les jours que la
viande est, en plus d'être le plus énorme massacre jamais planifié, une
aberration économique...
et écologique!

Grippe aviaire, la contribution de la France s'élèvera à 26,4
millions d'euros

[ 19/01/2006 18:16 ] La France a annoncé lors de la conférence
des donateurs sur lagrippe aviaire de Pékin qui vient de se terminer,
une contribution totale de26,4 millions d'euros aux efforts
internationaux de lutte contre l'épizootie etde prévention d'une
possible pandémie a indiqué jeudi le service de presse du Ministère
des affaires étrangères.


La contribution française se répartit entre un volant
multilatéral et un volant bilatéral explique le Quai d'Orsay.
- pour le premier volant, il s'agit d'une contribution de 10millions
d'euros aux programmes de l'Organisation des Nations unies
pourl'Agriculture et l'Alimentation (FAO/OAA), de l'Office
international desEpizooties (OIE), et de l'Organisation mondiale de
la Santé (OMS), ainsi que dufinancement de dix postes d'assistance
technique sur trois ans pour un montantde 4,2 millions d'euros ;

- s'agissant du volant bilatéral, il recouvre, d'une part,
unecontribution de 9,2 millions d'euros, dont 6,6 millions via
l'Agence françaisede Développement (AFD) et 2,6 millions du ministère
de la Santé, pour financerdes actions de coopération et d'appui aux
Instituts Pasteur et, d'autre part,une contribution de 3 millions
d'euros pour le financement d'actions bilatérales consacrées à l'AFD
au Laos (2 millions) et au Cambodge (1 million).

Ecrit par : jo | 22 janvier 2006

pour les oméga 3, il suffit de consommer de l'huile de colza et de ficher la paix aux poissons...en voie de disparition, tous.

Ecrit par : jo | 22 janvier 2006

Bonjour,effectivement je trouve dégueulasse de la part des inffluants de nous pousser à manger de la viande ,issue généralement d'une industrie de la mort et de la souffrance,alors que cette derniere est mauvaise pour notre santé.Bien sur ,on peut trouver la soit disante vitamine B12 manquante en complémént alimentaire.Pour les oméga 3,beaucoup de salauds veulent nous pousser à consommer ces pauvres poissons,alors qu'ils sont bien plus présents dans l'huile de colza,certains disent cependant que les huiles de cameline et de lin sont plus interessantes.Pour le calcium,ne faites pas électrocuter un veau pour rien,le lait s'assimile souvent mal,source d'arthroses,arthrites,et autres complications.prenez du soja sous forme d'huile ou de tofu.Amicalement

Ecrit par : joely | 16 décembre 2006

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