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04 janvier 2006
2005 année la plus chaude depuis 1861
D'après l'Institut Goddard pour les études spatiales (GISS, qui fait partie de la NASA), la température moyenne relevée à la surface du globe a battu des records : jamais depuis plus d'un siècle le mercure n'était monté aussi haut qu'au cours de l'année météorologique écoulée (décembre 2004-novembre 2005). 2005 dépasserait de peu 1998, détentrice jusqu'alors du titre de l'année la plus chaude.
De son côté l'Organisation météorologique mondiale (OMM) estime que 2005 n’est que la deuxième année la plus chaude depuis 1861, date du début des relevés, le record étant toujours détenu par 1998. Le GISS explique que son classement résulte de «l'anomalie arctique». La zone arctique a en effet été particulièrement chaude cette année. «Si on exclut la région située au nord du 75e parallèle, 1998 est plus chaude que 2005.» Les deux organismes sont en revanche d’accord sur le fait que depuis le début du XXe siècle, la température moyenne à la surface de la terre a augmenté de 0,6 à 0,7 degrés Celsius dont la majeure partie rien que depuis 1975.Tous ces chamailleries sur des chiffres ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : le réchauffement climatique est une réalité confirmée à chaque nouvelle étude publiée. Et comme le fait remarquer très justement le journaliste Andrew C. Revkin dans un article du New York Times du 29 décembre dernier, ce sont les humains qui sont en première ligne. L’étude des climats des ères passées montre que notre planète a connu des périodes beaucoup plus chaudes et avec des taux de CO2 dans l’atmosphère bien supérieurs à ce que l’on connaît aujourd’hui. La vie ne s’en est pas portée plus mal. Bien sûr, certaines espèces risquent de disparaître. Mais d’autres prendront leur place dans de nouveaux écosystèmes. En revanche, les sociétés humaines sont beaucoup plus vulnérables. Regardez les conséquences des cyclones, des sécheresses. Regardez dès qu’il neige ou gèle comme tout est désorganisé.
Vu sous cet angle, notre intérêt est de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour essayer de ralentir le processus ce qui nous laisserait plus de temps pour adapter nos sociétés à la nouvelle donne climatique. Un intérêt purement égoïste sans avoir besoin de recourir à notre sensibilité écologique. Et pourtant nous n’y arrivons même pas. Les pays européens signataires du protocole de Kyoto risquent de ne pas atteindre leurs objectifs s’ils ne mettent pas en place rapidement les politiques prévues. Je ne parle même pas des Etats-Unis ou de la Chine. Etrange attitude. Il faudra bien sortir de cette impasse d’une manière ou d’une autre.
17:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : changement climatique





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