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05 décembre 2005
Comment le stress aggrave les maladies : un début de preuve
Le psychosomatique est souvent tourné en dérision par les ayatollah du matérialisme parce qu'on ne sait pas pourquoi ça marche. Pourtant, depuis une quinzaine d'années, un certains nombre d'études et d'expériences sérieuses ont montré que les patients optimistes guérissent plus vite et mieux, que le stress, non seulement rend malade mais accélère également l'évolution des pathologies. Je le lisais encore dans le numéro de novembre de Sciences et Avenir (n°705) qui consacre sa couverture au sujet. Il reste à connaître le lien entre le psychisme et le système immunitaire. Des chercheurs de l'Institut Garvan de Sydney (Australie) viennent de poser un jalon en publiant leurs travaux dans le Journal of Experimental Medicine.
19:50 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Santé, stress, recherche médicale
Commentaires
Ben moi j'ai toujours pensé que le stress était un bon ingrédient pour l'action,
un peu comme l'animal qui est traqué, ça lui permet de trouver une solution, non ?
Ecrit par : Fanch | 05 décembre 2005
merci pour le commentaire sur la tradition des crèches....
concernant le stress je valide car ma seule hospitalisation
est consecutive à une semaine de m...
Ecrit par : nicole 25 12 | 05 décembre 2005
Le stress est effectivement une réaction normale de l'organisme face à une aggression. Les problèmes commencent lorsque ce stress devient chronique. D'ailleurs lorsque l'on parle de stress, on ne pense qu'à cette forme pathologique et dangereuse.
Je viens de lire un article sur le même sujet sur le site du magazine anglais New Scientist. Le stress subi par un couple marié lors d'une dispute de 30 minutes peut retarder d'un jour la cicatrisation d'une blessure. Lire la suite : http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn8418
Ecrit par : Christine | 05 décembre 2005
Personnellement je m'intéresse beaucoup à la neuroimmunologie depuis plus d'un an, c'est un domaine passionnant qui explique beaucoup de choses. Cette science n'en est qu'à ces débuts... elle a été plus ou mojs reconnue en tant que telle en 2003 c'est dire ;) A partir de là on a commencé à admettre que le système immunitaire et système nerveux n'étaient peut-être pas si indépendant que ça en particulier au niveau biochimqiues et cellulaires (comme si ce n'était pas d'une logique absolue??? enfin soit). il existe dans le système immunitaire des jonctionss emblalbes au synapse du système nerveux et qui utilisent les mêmes molécules que les neurotransmetteurs... Ce qui veut aussi dire en substance que ce sdeux systèmes peuevnt communiquer !!!
Par ailleurs les molécules du CMH (responsable de la reconnaissance du soi, je ne vais pas développer cela ici) indispensable au système immunitaire le sont aussi pour le cerveau, sans elles pas de jonction synaptique.
enfin j'en aurais à dire sur ce sujet qui me passionne ;)
Ecrit par : Raffa | 06 décembre 2005
J'ai lu il y a environ une trentaine d'années (peut-être plus), un livre très intéressant publié aux éditions Marabout, que je dois avoir encore, intitulé "La psychosomatique médecine de demain".
Toutes les maladies ont une composante psychosomatique.
À l'époque j'avais des ennuis de santé et le médecin me disait que c'était "nerveux", mais je ne voulais pas le croire. Ce livre m'en a convaincu.
L'interdépendance du corps et de la pensée ne sont plus à démontrer.
Je suis convaincu que cela peut jouer aussi sur la longévité.
Ecrit par : Louis BALLESTER | 06 décembre 2005
Tout est relatif.
Il faut ainsi dissocier le "bon stress", celui qui nous fait avancer ( par exemple celui qu'éprouve un artiste avant de monter sur scène ), de clui qui nous rend malada au quotidien. Le stress ça use et ça peut créer de gros dégâts. Et avec nos vies de plus en plus décousues ( chômage, repas pris sur le pouce, problèmes de conjoncture économique, exigence de rentabilité, ... ) le risque s'accroit et va engendrer un certain nombre de maladies à long terme. Et je pense personnellement que d'ici une vingtaine d'années nous allons nous retrouver devant des pathologies nouvelles dues au stress, aussi importantes en nombre que celles que nous connaissons actuellement avec Alzeihmer par exemple ( N.B. : j'ai pris cette maladie au hasard ).
Bref, le stress ça use, ça fragilise et ça peut finir par tuer.
Ecrit par : Jérôme BERNARD | 10 décembre 2005
Je suis dans la psycho et je suis fermement convaincu à ce sujet.
Ecrit par : Liaambrosia | 14 décembre 2005
Disons plus simplement que l'organisme est un tout et que si l'on deregle une partie cela aura des repercutions sur d'autres parties du systeme.
Le cas du stress engendre par les nouvelles methodes de gestion des salaries, polyvalence, surveillance, mise en concurrence etc... est typique.
Il faudrait faire l'experience suivante pour en avoir le coeur net:
Deux personnes effectuent la meme tache de saisie informatique a un rythme relativement rapide.
L'une travaillant dans une ambiance "relax" et confortable, l'autre travaillant sous surveillance tatillonne en ambiance "goulag"
Je suis persuade que statisquement, et bien que les deux personnes effectuent exactement la meme tache, l'une sera davantage victime de TMS, mal au dos, migraines ...
Evidemment ce genre d'experience pose un leger probleme de deontologie :)
Ecrit par : touriste | 16 décembre 2005




