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24 novembre 2005

L’étiquetage au secours du bon sens

medium_fabiola.jpgJe suppose que vous avez remarqué que depuis quelques années les rayons des supermarchés sont envahis de produits étiquetés « Bon pour la santé ». Margarines réduisant le cholestérol, yaourts aux bactéries miracles, céréales et jus de fruits enrichis en vitamines…Les industriels ne manquent pas d’imagination pour exploiter la peur d’une alimentation préjudiciable à la santé. Et ça marche, les ventes de ces produits explosent. Quant à leurs effets réels c’est une autre histoire. D’ailleurs, je vous conseille à ce sujet le livre de Fabiola Flex, N’avalons pas n’importe quoi (Robert Laffont/Denoël, 18€).



medium_aprifel.jpgL’étiquetage semblant être une méthode de persuasion du consommateur efficace, il est désormais utilisé pour promouvoir des produits simples, naturellement bons pour la santé tels les fruits et légumes. La Ligue nationale contre le cancer, en partenariat avec Aprifel, a lancé une action nationale : 70 millions de fruits et légumes frais vont être étiquetés avec ce slogan « Mangez des fruits et légumes ! Recommandé par la Ligue contre le cancer ». Dans le même esprit, la mâche devient le premier légume autorisé par l'Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (Affsa) à porter sur ses barquettes la mention « naturellement riche en oméga 3 ». En effet, malgré les preuves scientifiques de leurs bienfaits qui s’accumulent et les campagnes d’information genre Programme National Nutrition Santé, les Français boudent toujours les légumes et les fruits : 60 % sont « sous-consommateurs » (moins de 500 g par jour). La tendance est encore plus marquée chez les jeunes. Les15-24 ans sont trois fois moins consommateurs de fruits et légumes que les plus de 65 ans (chiffres AFSSA, 1999).

Le marketing suffira-t-il à remplir les assiettes des Français de légumes ? J’en doute fort. Visiblement le bon sens s’est perdu au fil des générations. Pour ma part, j’ai eu la chance d’en hériter d’un minimum ce qui me permet de savoir que les aliments simples sont meilleurs que tous les produits raffinés et trafiqués vendus à grand renforts de marketing et d’emballages attrayants. Et que lorsque l’on parle de légumes, on parle de produits frais, pas de plats surgelés avec des bouts de légumes pré-cuits. Le grec Hippocrate préconisait déjà il y a 500 ans avant notre ère : « Que ton aliment soit ton médicament ». La médecine moderne redécouvre ce principe et affirme que sur le long terme, la consommation d’au moins 400g par jour de fruits et légumes variés, pourrait à elle seule diminuer jusqu’à 20% l’incidence globale du cancer. Alors qu’est-ce qu’on attend pour s'y mettre ?

17:10 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nutrition, prévention

Commentaires

Comment peut-on demander aux gens de manger plus de fruits et légumes. Lorsque j'ai été au marché la dernière fois pour des clémentines, qui paraissaient appétissantes, j'ai demandé à la vendeuse si elles étaient traitées, car sur le tableau il n'y avait de noté, que la catégorie, le pays d'origine et rien sur le traitement. elle m'a répondu qu'elles étaient traitées, mais que la loi ne l'obligeait à l'indiquer. Dans ce cas, il ne faut pas demander aux Français de manger plus de fruits et légumes, car ils sont tous trop traités, la FRANCE faisant partie du peloton de tête pour les pesticides. Pour les fruits, ils sont en général ceuillis trop verts, sans goût, et franchement au final pas très bon. Les gens sont plus vigilants qu'autrefois pour faire leurs achats, Ils demandent donc plus d'infos en ce qui concerne l'étiquetage et surtout les traitements. A quoi sert de voir de beaux fruits beaux à l'extérieur, mauvais à l'intérieur et pour la santé.

Ecrit par : SYLVIE | 21 novembre 2007

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