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09 novembre 2005

L’Europe et le bien-être animal

Pour faire évoluer les pratiques et les lois, il faut militer au niveau européen. Peu importe ce que l’on pense des institutions de l’Union Européenne, les progrès sont obligés de passer par là. Au sujet de la protection animale, prenons l’exemple de la Coalition Européenne pour mettre fin à l'Expérimentation Animale. Regroupant des associations importantes de protection animale des différents pays membres de l’Union, elle a été créée dans les années 1990 pour faire pression sur le Parlement Européen à propos des tests sur les animaux pour les cosmétiques.



medium_logocoalition.gif Le travail a porté ses fruits avec une directive européenne (2003/15/CE) qui programme l’arrêt des tests sur les animaux des produits finis et des ingrédients en cosmétique (échéancier de 2004 à 2013). Une directive que bien sûr la France s’est empressé de contester mais sans succès, la Cour Européenne de Justice a rejeté le recours visant à l’annuler. Prenons exemple sur la Pologne qui a décidé, le 3 décembre 2004 de mettre un terme à l’expérimentation sur les animaux des produits cosmétiques et d’hygiène. Le projet de loi a été adopté par 354 députés. Il s’agit d’une avancée importante, mais pas encore déterminante puisque le texte prévoit des exceptions. D’autres comme l’Italie et l’Autriche ont transposé dans l’intégralité la directive dans leur législation nationale. La Belgique, quant à elle, a émis un projet d’arrêté royal qui interdit "immédiatement les tests cosmétiques sur animaux pour les produits cosmétiques finis et les ingrédients ou combinaisons d'ingrédients de produits cosmétiques".
La prise de conscience est présente partout en Europe (70 % de personnes interrogées à travers l’Europe sont pour l’interdiction des tests sur les animaux en cosmétologie, sondage BUAV/RSPCA, mai 1999 64 % des français sont pour l’interdiction de l’expérimentation animale, sondage IPSOS/One Voice, février 2003 ) mais pas chez nos dirigeants français qui prouvent encore une fois qu’ils se fichent totalement de l’opinion de leurs citoyens.

Le travail de la Coalition Européenne continue notamment sur le développement des méthodes substitutives afin qu’à l’avenir plus aucun animal ne soit utilisé dans les laboratoires et sur Reach pour que le progrès que cette législation représente en matière de protection des citoyens face aux produits chimiques n’entraîne pas le sacrifice de millions d’animaux. Une conférence s’est tenu le 7 novembre à Bruxelles sur les alternatives aux essais sur les animaux «Europe Goes Alternative». La Commission européenne a convenu d’un partenariat avec les entreprises. (Lire le communiqué : conf_europe_animaux.pdf ) Il existe également des structures de recherches comme le JCR (Centre de recherche commun), l'ECVAM (Centre Européen de Validation des Méthodes Alternatives). Il faut soutenir et encourager ce travail, montrer que nous voulons que cela aboutisse rapidement pour le bien être de nos amis les animaux qui n’ont pas à être nos esclaves.
Pour en savoir plus sur les méthodes de substitutions, consulter le site de Pro anima.

Commentaires

non, en effet, ils n'ont pas à nous servir de cobayes mais l'europe ne l'interdit pas et limiter n'est pas interdire.

Ecrit par : jo | 05 décembre 2005

oui aux méthodes de substitution alternatives et à la suppression définitive de l'expérimentation sur animaux innocents

Ecrit par : sannier | 06 décembre 2005

A propos du bien-etre animal, un lien intéressant : http://www.pmaf.org
cette association se bat pour le respect des animaux de ferme, que ce soit au niveau de l'élevage, ou du transport, etc...

Merci pour votre site

Ecrit par : Anne | 07 novembre 2006

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